L'ARPD est une association fondée et enregistrée en février 2003, elle intervient auprès des familles touchées par la disparition d'un proche, majeur ou mineur. Vous pouvez nous contacter :

au 06 75 76 81 47ou au 06 32 78 29 25

 

Pour la pèriode des vacances du 20 juillet 2014 au 15 Août 2014 tous les appels concernant les demandes de dossiers et autres renseignements se feront sur le  06 75 76 81 47 la permanence de Bretagne étant en vacances. Merci de votre compréhension.  

 


 

Pour acceder aux avis de recherches cliquez sur:


Galerie photos

 


 

Abrogation de la RIF, les conséquences pour les familles

 

Mesdames, Messieurs,

 

A l’occasion du triste anniversaire de l'abrogation de la "recherche dans l’intérêt des familles » (RIF) le 26 avril 2013 par le Ministre de l’Intérieur au moment des faits et aujourd’hui Premier Ministre Manuel WALS, nous, association d'aide aux victimes, recevons de plus en plus de familles qui se voient dire par certains commissariats ou Brigades de contacter des détectives privés ou de mettre leur publication de disparition sur les réseaux sociaux tout en refusant même parfois de prendre en compte la déclaration de disparition de leur proche .

 

Ces familles qui prennent contact avec nous sont complètement désemparées et cela est purement et simplement inacceptable de la par des autorités compétentes. Tout en sachant que les cas que nous gérons sont de plus en plus complexes même pour des mineurs qui sortent en toute impunité de notre territoire sous l’emprise de manipulateurs en tous genres.

 

 De plus diriger les familles vers des agences privées est intolérable car bien souvent, elles n'ont pas les moyens de payer de telles sommes, et les résultats très souvent négatifs en ce qui concerne les disparitions récentes. Je demande donc aux familles qui ont rencontré ce problème de bien vouloir nous envoyer leur témoignage par courrier ou par mail afin que nous puissions étoffer notre dossier.

 

Thierry.coulon@paris.fr                 ou                   pascbath@wanadoo.fr           

 

 Nous ne pouvons pas accepter cette situation plus longtemps, car notre association en l’occurrence en première ligne fait les frais de ces décisions ministérielles, qui ont été prise à la va vite sans tenir compte du désarroi des familles touchées par la disparition d'un proche. Même si la RIF ne concerne que quelques centaines de personnes par an, (3000) en 2012chiffres que nous ont été officiellement communiqués, il n'en reste pas moins que cela touche la quasi totalité des disparitions puisque chaque personne que nous avons rencontré nous relate les mêmes faits

 

 Il existe une charte d’accueil dans les commissariats et les brigades qui n’est pas toujours respectée, mais cela peut dépendre aussi de la personne que vous avez devant vous, comme dans toute administration. ( consultez l’art 6 de la charte d’accueil) . Aujourd’hui nous avons la nette impression qu’un amalgame a été fait entre l’abrogation de la RIF et la déclaration de disparition. Merci beaucoup pour l’attention prise à la lecture de ce message .

 

La Direction Nationale de l'ARPD

 

 

            Thierry Coulon                                                    Pascale Bathany

  Président-fondateur national                                    Vice-présidente Nationale

                    


 

Avis de recherche de la Police : personne à identifier...

180814_vilvoorde.jpgA la requête du Procureur du Roi de Bruxelles : le lundi 18 août 2014 vers 10h15, un homme âgé entre 30 à 35 ans a été retrouvé dans la Vilvoordelaan à Zaventem. Il semble souffrir d’amnésie et ne possède pas de papier.  Il mesure 1m80 et est de corpulence mince. Il a les yeux bleus, les cheveux mi-longs et bruns et porte une barbe grisonnante. Il s’exprime en français.  Il porte un t-shirt brun, une longue veste vert foncé, un pantalon en jean bleu clair et des chaussures brunes.

Si vous avez des informations à donner sur les faits relatés, veuillez prendre contact avec les enquêteurs de la Police Fédérale via le numéro de téléphone gratuit : 0800/30.300 ou réagissez online



Ajouté le 20/08/2014 par Pascale - disparition inquiétante Majeurs

Saint-MaloUn Malouin signalé disparu depuis le 17 juillet

Dernière mise à jour : 14/08/2014 à 18:1 
 
 

Daniel Arribard, un Malouin, n’a plus donné de nouvelles à son entourage depuis la fin d’après-midi du 17 juillet.
Selon le commissariat de police de Saint-Malo, il est certain que le quadragénaire a été aperçu quittant son travail d’employé agricole dans les environs de Château-Malo « vers 16 h », à vélo, comme à son habitude.
L’homme, qui réside dans le quartier de Bellevue, était susceptible de passer dans les environs de l’avenue des Comptoirs et du quartier de Rocabey, où il avait en partie ses habitudes.
Il devait aussi se présenter au commissariat de police.
Plusieurs de ses amis ont imprimé et placardé un avis de recherche (notant la disparition après 17 h 30) dans les endroits que Daniel Arribard a l’habitude de fréquenter.
Le 17 juillet, il était prévu, selon l’un d’entre eux, qu’il passerait en rejoindre certains en fin d’après-midi dans un bar de Rocabey. « On ne l’a pas vu. »

De corpulence fine, cheveux châtains

Daniel Arribard est de corpulence plutôt fine. Ses cheveux châtain clair étaient coupés court au moment de sa disparition, il a les yeux bleus et porte des lunettes.
Lorsqu’il est à bicyclette, il porte une chasuble et a toujours un sac à dos. La police n’a pas d’indication à fournir quant à la tenue qu’il portait le 17 juillet.

Disparition volontaire ?

Disparition volontaire ou autre, « à ce jour on ne peut privilégier telle ou telle piste », informe le vice-procureur Gwenaël Gargam. Toutefois, la puce de son téléphone n’est plus active depuis sa disparition et aucun mouvement d’argent n’a été observé sur son compte bancaire.
Son vélo, un VTC « type Décathlon » gris, n’a pas non plus été retrouvé. La police lance un appel dans le cadre d’une disparition inquiétante.
Toute personne susceptible de pouvoir donner des renseignements peut contacter le commissariat de Saint-Malo au 02 99 20 69 00.



Ajouté le 14/08/2014 par Pascale - disparition inquiétante Majeurs

Une femme non identifiée retrouvée dans le Rhône

Par JdW. Mis à jour le 13.08.2014 

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    Une femme européenne, de 50 à 60 ans, a été retrouvée le 27 juillet dans le fleuve. La police cantonale de Genève n'est pas parvenue à l'identifier.

 

 

La défunte porte un tatouage au milieu du dos sur le côté gauche
Image: Département de la Sécurité

 

Le 27 juillet dernier, les services de police ont procédé à la levée de corps d'une inconnue flottant dans le Rhône.

Malgré les recherches entreprises, cette femme n'a toujours pas été identifiée. Monica Bonfanti, la cheffe

de la police, a émis un avis de disparition, transmis ce mercredi aux médias.

 

Il s'agit d'une femme européenne, entre 50 et 60 ans. Elle mesure 170 centimètres et pèse 70 kilos.

Signe particulier, elle a un tatouage au milieu du dos, côté gauche (voir photo ci-dessus).

Cheveux courts et grisonnants, cette femme portait un collier à perles violettes muni d'une croix.

Tout renseignement permettant d'identifier la défunte est à communiquer

à la brigade criminelle (+41 (0)22 427 72 40 ou +41 (0)22 427 81 11) ou au poste de police le plus proche.(TDG)

 

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Une femme retrouvée sans vie dans le Rhône

Le cadavre d'une femme d'une cinquantaine d'années a été découvert dans le fleuve le 27 juillet. La police genevoise recherche des renseignements permettant de l'identifier.

 

 

La femme retrouvée morte a un tatouage dans le milieu du dos. (photo: Police genevoise)

La police genevoise a repêché le corps d'une femme dans le Rhône le 27 juillet. Le décès remonte à la nuit du 26 au 27. Les investigations menées n'ont pas permis de l'identifier. Les forces de l'ordre communiquent donc la photo en dernier recours.

La défunte était âgée entre 50 et 60 ans. Elle mesurait 1 m 70, pesait 70 kilos et avait des cheveux courts grisonnants. Elle était porteuse d'un tatouage au milieu du dos, sur le côté gauche et d'un collier à perles violettes muni d'une croix.

Les renseignements permettant de l'identifier sont à communiquer à la brigade criminelle au 0041/22 427 72 40 ou au 0041/22 427 81 11. Les éventuels informateurs peuvent également contacter le poste de police le plus proche.

 

 



Ajouté le 13/08/2014 par Pascale - Appel à Témoins

CE MESSAGE EST DESTINE A TOUTE PERSONNE HABITANT OU AYANT SEJOURNE EN CROATIE.

URGENT

 

 

 

Nous avons encore besoin de vous, de vos amis, de vos contacts. [...] Plus nombreuses seront les personnes à augmenter la diffusion, plus les chances de retrouver Anne-Cé seront grandes. Vous êtes les représentants et les ambassadeurs de cette cause qui est la vôtre. Merci pour elle.

 

 

 

 

Anne Cécile PINEL à disparu suite au festival Momento demento en Croatie aux environs de Slunj le lundi 21 juillet ver 9h00.

De type européenne , Elle mesure 1,68 cm et pèse environ 50kg.
La dernière fois qu'elle a été vu, ses cheveux étaient attachés en chignon, ils sont châtains clairs et a la moitié du crane rasé. 
Elle a un piercing au nez (un anneau).
Aux oreilles elle a d’un coté un écarteur en forme de corne noire et de l’autre coté sous forme de boucle d’oreille une plume en métal coloré. 
Autour du coup elle porte certainement un collier avec un pendentif marron et une pierre couleur verte au milieu.
Elle a un tatouage en forme de molécule sur le bas du ventre à droite.
Elle portait le jour de sa disparition un débardeur beige, un sarouel, des bottes montantes noires types rangers avec un sac en bandoulière en toile beige et marron avec un petit koala accroché dessus.
Elle porte également un sonotone étant mal entendante.
Son iPhone à une coque pingouin bleu.


Nous recherchons tout témoignage éventuel de personnes présentes au festival ou dans d'autre lieu et qui aurait pu l’avoir aperçu… Ainsi que toute personne ayant pris des photo ou vidéo durant festival Momento Demento 2014.


Pour toute info la concernant et que des nouvelles nous soient transmises très rapidement contacter la police au 17 ou 112 ou prévenez Roxane au +33630751330 qui transmettra aux autorités compétentes...

Par avance merci pour elle, sa famille, tout ses proches de bien faire tourner cette info au maximum pour que Anne Cé soit retrouvée le plus vite possible !

MERCI

 

MOLIMO ZA POMOĆ!
Pozdrav svima i molimo za Vašu pažnju
Prijateljica Anne Cecile Pinel nestala je tokom Momento demento festivala u Hrvatskoj, na kom se nalazila sa prijatlejicom Roxane, koja o njoj nema novosti od ponedeljka 21.jula, od kraja dana.
Njena obitelj i prijatelji su veoma zabrinuti njenim nestankom!
Ona je visoka 165 cm i teška 50 kg, ima napola obrijanu glavu i pirsing u nosu, često je odevena u svetle boje, plavuša sa kačketom i slušalicama oko vrata.
Ona nikada ne bi napustila svoju prijateljicu tokom festivala!
Hvala što ćete proslediti ovo u ime njene obitelji!
Broj na koji možete proslediti informaciju: +33777306391
Hvala!"
namaste

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31 juillet 2014

Disparition : 10 jours sans nouvelles de la Française disparue en Croatie

 
Anne-Cécile Pinel© capture d'écranAnne-Cécile Pinel avait décidé de faire le tour de l’Europe pour assister aux plus gros festivals de musique électro avant de reprendre ses études à la rentrée. Au lendemain du Momento Demento, en Croatie, la jeune fille n’a plus donné aucun signe de vie.
Voilà maintenant plus de 10 jours que nous sommes sans nouvelles d’Anne-Cécile Pinel, 23 ans. Cette jeune Française originaire de Saint-Paul-en-Isère était partie en road trip avec Roxane, une amie, pour assister aux plus gros festivals de musique électro d’Europe. Le dernier en date se trouvait à Slunj en Croatie. Le Momento Demento (le nom du festival) était le dernier sur la liste de la tournée des deux Savoyardes avant de rentrer en France.
Après avoir assisté à leur ultime rendez-vous musical, Anne-Cécile et son amie sont retournées au van qui leur avait permis d’arriver jusqu’ici et dans lequel elles dormaient. Au petit matin, la jeunefemme décidait de partir faire un tour sans prévenir Roxane, n’emportant avec elle ni argent, ni papiers d’identité. Peu de temps plus tard, Anne-Cécile avait envoyé un SMS à une de ses amies la remerciant de lui avoir souhaité son anniversaire qui avait eu lieu quatre jours plus tôt. Il s’agit du dernier signe de vie de la jeune femme.
Les faits se sont déroulés le 21 juillet dernier, et depuis les proches d'Anne-Cécile sont sans nouvelles. Roxane a immédiatement prévenu les autorités croates afin d’entamer des recherches pour tenter de la retrouver.
Depuis, ses proches et la police française s’investissent chaque jour pour essayer d’en savoir plus. Ils ont notamment investi les réseaux sociaux pour mettre toutes les chances de leur côté. Aujourd’hui, la police n’écarte aucune piste et un avis de recherche a été lancé.
« La jeune femme mesure 1,68 m et pèse 50 kg. Elle a les cheveux châtain clair rasés sur le côté droit du crâne et les yeux vertsPorteuse d'un sonotone en raison d'une audition déficiente, elle était vêtue lors de sa disparition d'un sarouel sombre, d'un débardeur beige et de bottes noires. Elle porte également un piercing à la narine gauche, et un tatouage sur le bas du ventre ».
Aujourd’hui, si les recherches continuent, nous n’avons pas encore de nouvelles de l’étudiante savoyarde. Interrogés par la chaîne de télévision France 3, les parents de cette dernière sont submergés par l’émotion. Alors si jamais vous avez quelconque information sur Anne-Cécile, merci d’immédiatement prévenir la police au 04.78.92.77.05.
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Mercredi 13 août 2014

DISPARITION D'ANNE-CÉCILE PINELUn secteur miné à côté du lieu du festival inquiète ses parents

«Oui, non, c’est en cours »… Il s’agit des sees réponses obtenues, par les parents d’Anne-Cécile Pinel, auprès de la police croate. « Nous ne nous sommes pas sentis les bienvenus auprès de la police, ni soutenus », raconte au téléphone Michel Pinel, dépité. Arrivés dimanche soir dans le pays où leur fille a disparu, en marge d’un festival électro, le 21 juillet, ils espéraient pourtant obtenir des réponses à leurs questions. Mais ils n’en sauront pas davantage. Ni sur la découverte du téléphone portable d’Anne-Cécile, ni sur celle de sa sacoche, juste après sa disparition.

Hier, la famille de la jeune savoyarde de 23 ans s’est rendue sur le lieu du festival, vers Slunj, à une heure et demie de Zagreb, là où elle a été vue pour la dernière fois.

Un hélicoptère aurait survolé la zone

La stupeur pour ces parents. « À moins de trois kilomètres du lieu, il y a un secteur encore miné remontant à la guerre des Balkans, matérialisé pas des panneaux écrits en croate lorsqu’ils ne sont pas en partie effacés », se désole le papa. Un hélicoptère aurait survolé la zone en question peu après la disparition, « mais la végétation est beaucoup trop dense et ils n’ont rien pu voir », rapporte-t-il. La police leur aurait déclaré que personne ne s’aventurerait dans cette zone pour les recherches. Colère de ces parents impuissants : « Nous sommes ahuris et extrêmement en colère vis-à-vis de ceux qui organisent ce genre d’événement, et notamment des autorités qui délivrent les autorisations à proximité d’un champ de mines. Nous savons très bien que dans ces festivals, circulent des produits illicites et que les gens ne sont plus dans leur état normal… »

Les parents d’Anne-Cécile envisagent de rester encore deux jours sur place, pour chercher leur fille, avec le peu de moyens qu’ils ont à leur disposition. Mais quoi qu’il en soit, « nous reviendrons, assure Michel Pinel, nous ne lâcherons pas ».

Les amis d’Anne-Cécile, quant à eux, sur place depuis plus d’une semaine, envisagent de se diriger vers Split, au sud de la Croatie, afin d’afficher d’autres avis de recherche. « Ensuite, ils devraient rentrer », rapporte le papa. Comme leur aurait suggéré la police.

 



Ajouté le 13/08/2014 par Pascale - disparition inquiétante Majeurs

Marseille : l'été, saison des fugues

 
MARSEILLE 
 

Quatre disparitions récentes et inquiétantes dans notre région. Dont celles de deux mineures de 13 et

14ans. Des "fuites" au soleil qui sont légion. Enquête.

 

Ils ou elles sont partis sans laisser d'adresse. Souvent sans dire un mot. Sans même glisser une lettre. Ils ou elles n'offrent à leurs proches que les illusions d'un espoir insondable. Certains ont voulu changer de vie. Ils sont majeurs. Ils en ont le droit.

Parfois, la police, saisie de ce que l'on appelait naguère une Recherche dans l'intérêt des familles (RIF), au détour d'un contrôle de routine, à l'autre bout de France, voire du monde, remettait une vie sur un visage. Elle demandait à ce revenant de nulle part ce qu'il entendait faire. Dire où il se trouvait ? Rarement. Souvent, la police se contentait de dire que le proche, le père, le frère ou la fille disparue était vivant. Sans plus. Sans indication de lieu.

Quatre disparitions en deux mois

C'est ainsi chez les majeurs, mais d'autres disparaissent, majeurs toujours, handicapés mentaux, incapables, personnes âgées frappées de la maladie d'Alzheimer, suicidaires en sursis, et leurs proches les retrouvent quelques semaines ou mois plus tard. Parfois, ils ne les retrouveront jamais.

En moins de deux mois à Marseille, quatre disparitions ont nourri l'inquiétude des familles et fait la une. Deux jeunes filles, toujours introuvables, Miléna, 13 ans, et Raphaelle, 14 ans. Sandrine Sallot, 33 ans, une majeure schizophrène disparue depuis le 3 juin entre la Valentine et Allauch, reste introuvable.

Comme Zakaria, 24 ansdont le profil interroge la police marseillaise. Les mineurs en fugue, on ne les compte plus. Surtout à Marseille.

"Autour de la gare Saint-Charles, ils sont très nombreux, confie un policier. C'est un peu comme s'ils se rassuraient en restant autour, parce qu'il y a beaucoup de monde et de passages. On les repère très vite. On est tenu de les signaler aux parents". Beaucoup de filles, qui partent souvent par deux, l'une entraînant l'autre. En 2013, plus de 46 000 fugues ont été recensées en France.

Dès que la police dispose d'éléments qui laissent penser que le mineur a été enlevé ou séquestré, alors la justice ouvre une enquête et mène des investigations plus poussées.

"Plus le temps passe et plus c'est inquiétant"

Chaque année, 55 000 personnes majeures disparaissent et dans 10 % des cas, la disparition débouche sur un drame. En 2012, 11 674 majeurs ont été inscrits en "disparition inquiétante" au fichier des personnes recherchées. Le ministère de l'Intérieur rechigne à communiquer sur ce sujet complexe .

Si les enquêteurs disposent de fichiers nationaux, aucun site internet officiel d'accès public ne regroupe l'ensemble des avis de recherche de majeurs disparus.

Celui du ministère de l'Intérieur présente 56 fiches, celui de la gendarmerie 40. Absence de centralisation, maigre communication entre les tribunaux saisis... Du coup, il devient difficile de faire le lien entre des informations parfois importantes. Dès lors, les enquêteurs vont à l'essentiel, au plus urgent, parfois au plus médiatisé.

Le procureur décide de classer ou non un "cas" dans la catégorie "inquiétante"."C'est la bouteille à l'encre. Il y a des milliers de disparus dont on ne saura rien. Plus le temps passe et plus c'est inquiétant, confie un commissaire de la police judiciaire marseillaise. On décide alors de faire ouvrir une information judiciaire pour enlèvement et séquestration". Chaque année, 1 000 à 1 500 corps non identifiés sont retrouvés. Mais combien de familles privées de vérité ? Combien de crimes jamais élucidés ?


Cité de la Castellane : et si Zakaria avait été tué ?

"On est dans l'attente. On ne l'a toujours pas retrouvé. On ne peut penser qu'à cela. Oui, on a des indices qui laissent à penser qu'il a pu être tué. Forcément, on cherche Zakaria tous les jours. Il est impossible de rester sans rien faire les bras croisés !"

Lokmane Bouali est allé déposer plainte le 10 juillet dernier entre les mains des services de police pour dire son inquiétude. Inquiétude toute familiale, car son frère Zakaria, 24 ans, a disparu de la cité La Castellane (15e) où il vit habituellement.

"Depuis mardi, personne ne l'a croisé dans le quartier de la Castellane", glissait-il alors aux enquêteurs, qui ont recueilli sur procès-verbal ses déclarations circonstanciées. "Je sais qu'il a une petite amie mais elle est aussi sans nouvelle", ajoutait-il alors. Depuis, le temps a passé. Il ne permet pas, hélas, d'accueillir les faits avec plus d'optimisme.

Comment ne pas songer que son frère a pu être victime d'une mort brutale ? Les policiers dissimulent à peine leur inquiétude.

Une moto retrouvée, pas son propriétaire

Si, il y a quelques semaines, ils étaient encore dubitatifs, aujourd'hui ils classent sciemment cette disparition dans la catégorie "inquiétante". Une information judiciaire pourrait d'ailleurs être ouverte prochainement dans ce dossier. Si l'on se réfère à la plainte déposée par la famille, le jeune garçon a en effet quitté le domicile familial depuis le 8 juillet. "Il a dû se passer quelque chose", nous confiait Chérifa, la mère de Zakaria, le 26 juillet dernier.

 

Marseille : l'été, saison des fugues - 2
Zakaria Bouali, 24 ans, reste introuvable.

 

"D'autant qu'il est parti sans sa carte d'identité, sans son passeport ni son permis de conduire, pas même son téléphone portable. Il était en short bleu, en tee-shirt et il avait un bob Adidas sur la tête", insistait-elle, tout en avouant n'avoir pas reçu la moindre confidence de son fils. Le jeune garçon ne serait pas davantage un habitué des fugues.

Du coup, la police judiciaire pourrait être prochainement saisie. Elle aurait, dès lors, pour première mission d'explorer prioritairement les lieux que fréquentait Zakaria. Trois jours après sa disparition, une moto qu'il avait l'habitude d'utiliser a été retrouvée dans une cité voisine, mais pas Zakaria.

Selon nos informations, les enquêteurs disposeraient de son ADN, ce qui peut permettre d'activer les recherches. Toute personne susceptible de détenir des informations est priée de prévenir le 06 95 89 21 85 ou le 04 91 39 86 04.


Ces mineurs fugueurs qui disparaissent au soleil

Depuis le 28 juillet, Raphaëlle Faucher, adolescente de 14 ans, aurait quitté le domicile de ses grands-parents au Rove, près de Marseille, où elle était en vacances. Elle mesure 1,60 m, a des cheveux châtain clair avec des mèches, des yeux marron et verts. Un appel à témoins a été lancé ce mardi par les gendarmes de Carry après la disparition.

"On a perdu le contact, confie Émeline, sa mère. Mais elle est vue régulièrement. Des témoins l'ont vue à la gare Saint-Charles notamment. On sait qu'elle parle aux gens. Elle raconte qu'elle est partie de chez elle. Mais chaque fois, on arrive trop tard !"

Miléna a 13 ans. Elle a disparu le 26 mai, mais elle aurait été vue depuis à plusieurs reprises, elle aussi dans le sud, près d'Arles, Aix et Avignon. "Je pense qu'elle avait envie de liberté, nous confie son père. Quatre témoins la situent dans le sud de la France. Elle ne peut pas rester autant de temps sans donner signe de vie ! Elle est partie le premier jour où elle devait aller à l'école depuis sa famille d'accueil. Je l'ai eue au téléphone les tout premiers jours. Depuis, silence radio !"

 

Marseille : l'été, saison des fugues - 3
Pour les parents, c'est une quête et un calvaire qui ne trouve sa fin que lorsque le mineur, souvent fugueur, est retrouvé grâce à un témoin digne de foi.

 

Stevan, l'oncle de Miléna, se dit lui aussi "très inquiet". "On ne sait pas si elle n'est pas bloquée sous la contrainte physique ou psychologique de quelqu'un. Elle avait juste fait une mini-fugue avant !"

Comme Raphaëlle ou Miléna, les mineurs en fugue sont légion. Selon le rapport d'activité du Centre français de protection de l'enfance, 46 798 enfants ont fugué en 2013. Plus de 3 sur 5 ont fugué d'un établissement, 2 sur 3 du domicile familial. Filles et garçons se répartissent de manière presque identique : 23 346 garçons et 23 452 filles. 33 053 ont 15 ans et plus, 13 745 ont moins de 15 ans. À titre d'état des lieux, 379 mineurs ont fait l'objet d'enlèvement ou de détournement à ce jour. 582 disparitions inquiétantes sont recensées chez les moins de 18 ans, dont 33 dossiers ouverts pour la seule année 2013. À Marseille, 5 mineurs prendraient ainsi le large chaque jour.

Évidemment, ceux que l'on appelle "les fugueurs du TGV" sont nombreux. Les mineurs pensent que l'aventure est toujours plus belle au soleil. Le CFPE a traité à lui seul en 2013 1031 dossiers. Au 7 février 2014, 319 dossiers étaient en cours concernant 389 enfants.

Pour joindre la famille de Raphaëlle Faucher, on peut joindre le 04 42 45 00 04 ou le 06 21 47 47 04.

Pour joindre la famille de Miléna Malovic, composer le 06 51 38 51 09 ou le 06 28 94 42 80.



Ajouté le 11/08/2014 par Pascale - Appel à Témoins

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