L'ARPD est une association fondée et enregistrée en février 2003, elle intervient auprès des familles touchées par la disparition d'un proche, majeur ou mineur. Vous pouvez nous contacter au moyen du mail assoweb. Vous pouvez également nous joindre au  06 32 78 29 25 (absente du site jusqu'au 15/08)  , appeler le 06 75 76 81 47. 

 

 

Pour connaître nos correspondants départementaux, veuillez cliquer sur NOS ANTENNES. Vous pouvez également les contacter directement.

 

 


Pour acceder aux avis de recherches cliquez sur:

Galerie photos


                    

Chers visiteurs,

 

Depuis un an l’A.R.P.D., représentée par ses responsables, tente de palier aux lacunes des autorités face à des familles esseulées et abandonnées à leur triste sort.

 

Depuis l’abrogation de la RIF (Recherches dans l’Intérêt des Familles) le 26 avril 2013 par Monsieur Valls alors Ministre de l’Intérieur, l’accueil des proches de disparus n’est plus assuré par les services de police et de gendarmerie lorsque la disparition ne présente pas un caractère « inquiétant » (caractère estimé par ces mêmes services...).

 

Les familles se voient trop souvent infliger des réponses inadmissibles lorsqu’elles veulent déclarer une disparition en leur indiquant que la liberté d’aller et venir permet à chaque adulte de disparaître librement. La disparition fait alors l’objet, au mieux, d’une « main courante » (sans intérêt car aucune recherche n’est faite à la suite) sinon, les proches sont invités à se rendre sur les réseaux sociaux pour y faire paraître un avis de recherche ou à se rapprocher d’associations telles que la nôtre.

 

Nous estimons qu’aujourd’hui les familles des 40 à 50.000 personnes qui disparaissent annuellement (momentanément ou définitivement), ne reçoivent pas l’aide et la considération qu’elles attendent des pouvoirs publics, et que tous les moyens ne sont pas mis en œuvre afin de retrouver leurs disparus.

 

Nous avons donc soumis aux pouvoirs publics une liste de 20 propositions pour améliorer le dispositif de recherche des personnes disparues en France et pour aider au maximum les familles.

 

Nous avons été reçus dans plusieurs Ministères, sans résultat pour l’instant, mais nous avançons à petits pas et nous ne désespérons pas de voir aboutir certaines de nos propositions.

 

Si d’une façon ou d’une autre vous voulez nous aider à atteindre notre but, que vous soyez familles, politiques, journalistes ou simples visiteurs vous intéressant à la cause, n’hésitez pas, vous pouvez nous rejoindre par le biais du mail assoweb ou des mails correspondant à nos antennes ou encore par  téléphone. Nous pourrons vous faire parvenir nos propositions.

 

Merci.

 

L’équipe A.R.P.D.

 

 

/../../../../uploaded/20-propositions-arpd.pdf

 

 

 

Bonjour à tous , 

 

L'an dernier au moins de juillet , les responsables A.R.P.D avaient rendez-vous au Ministère de l'Intérieur pour la deuxième fois  en deux mois afin de présenter nos conventions interministérielles  suite à notre mécontentement lors de l'abrogation de la RIF le 26/04/2013 par Manuel Valls, nous sommes ainsi allés au Ministère de la Jeunesse et des Sports pour présenter nos vingt propositions,  nous y avons  certe été trés bien reçus .

 

Nous avons recemment eu une réponse insipide suite à un courrier envoyé au Premier Ministre  pour nous dire que nous n'obterions absolument RIEN. Réponse d'une Adjointe au sous Directeur  qui n'a pas l'air de connaître le sujet, ne fait que répéter les textes de l'abrogation  et qui ne nous a rien appris, et surtout  apparemment n'ayant aucun  intérêt pour la douleur des familles .

Concernant les chiffres relatifs aux disparitions ils étaient pûrement erronés . Cela fait trois ans que nous contestons cette abrogation 

 

Aujourd'hui nous continuons à nous battre pour les familles qui nous rejoignent , et qui elles aussi veulent montrer qu'ils ne sont pas d'accord et ont confiance en nos vingt propositions

 

Voici la lettre que nous avons reçus et en dessous vous trouverez le texte de la pétition faite par Hischam  Terrak dont le papa a disparu depuis 1 an , nous vous invitons à nous rejoindre en signant cette pétition .

 

 

 

 

 

Pour la pétition D'Hisham Terrak voici le lien pour la signer :

 

l'union faisant la force nous espérons que vous partagerez un maximum merci d'avance.

 

 

http://www.mesopinions.com/petition/social/remise-place-recherche-interet-familles/23765

 

 

 

 

En voici le texte. 

 

La remise en place de la R.I.F. : Recherche dans l'Intérêt des Familles.

Auteur : Hisham Terrak

Créé le 17/07/2016  

À l'attention : de Mr. Bernard Cazeneuve, Ministre de l'Intérieur.

Je m'appelle Hisham Terrak. Je recherche mon père.
Nous sommes le 17 juillet 2017. Il a disparu le 17 juillet 2016. Cela fait un an...

 



D'après le Ministère de l'Intérieur chaque année, c'est 40 à 50 milles personnes qui disparaissent, la plupart sont retrouvées...
Malheureusement à peu près 10000 restes introuvables, quelques part, perdues dans la nature, mon père en fait partie...

Jusqu'en 2013, il y avait un dispositif appelé RIF "recherche dans l'intérêt des familles" qui permettait aux familles ds victimes de rechercher, grâce à la police et à la gendarmerie leurs disparus, malheureusement  le Ministère de l'Intérieur a décidé de mettre un terme à ce dispositif, et même d'arrêter les recherches qui étaient en cours... Je vous laisse imaginer la surprise des familles en pleine recherche.

En vivant ce drame au quotidien, je m'aperçois que ce combat n'est pas que le mien et de la grande difficulté que cela engendre, nous avons  besoin de soutiens, d'écoute et d'entraide, les pouvoirs publics doivent nous aider, les pouvoir publics doivent y remédier.

C'est pourquoi, je vous invite à signer une pétition, une pétition qui demande à ce qu'on rétablisse la RIF, ce dispositif entretien l'espoir ...

Plus il y aura de signatures et plus nous aurons de chance d'être écouté et ainsi que de faire bouger les choses, c'est une démarche citoyenne..

Il n'y a qu'en étant ensemble que les choses deviennent possibles.

Voici quelques propositions...

20 propositions de l’ARPD pour un dispositif coordonné de recherche des personnes disparues en France (création d'une délégation interministérielle pour la recherche des personnes disparues)

Cadre institutionnel 
1 - Création d'une délégation interministérielle pour la recherche des personnes disparues 
(DIRPEDIS), rattachée au premier ministre, et disposant d'antennes régionales (ARRPEDIS) 
permettant de coordonner les enquêtes locales et de travailler en étroite collaboration avec 
les associations, avec transfert de certaines attributions actuellement confiées à l'office 
central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) et à la délégation aux 
victimes (DAV) de la direction générale de la police nationale.
Cette délégation serait l'interlocuteur de droit au plan national de tous les services publics et 
organismes privés susceptibles d'apporter leurs concours à la résolution des affaires 
concernant une disparition de personne.

Cadre législatif et réglementaire 
2 - En dehors de crime ou délit manifeste associé à une disparition, transfert à 
l'administration de la compétence initiale en matière de disparition de personne et 
généralisation du dispositif d'enquête administrative actuel prévu par l'article 26 de la loi 95-
73 du 21 janvier 1995 pour disparition inquiétante, à l'ensemble des recherches de 
personnes disparues.
3 – Définition d'un cadre réglementaire permettant aux polices municipales d'être impliquées 
dans le dispositif de recherche des personnes disparues.

4 - Introduction d'un statut du "disparu volontaire majeur" dit de la personne renonçant aux 
liens familiaux et sociaux et d'un délit de "disparition volontaire non déclarée" susceptible 
d'être évoqué par les débiteurs alimentaires et sociaux ainsi que par les différentes 
administrations et services publics ayant à en connaître.
Le disparu volontaire légal reste un obligé social mais la famille a connaissance de sa
volonté de couper les liens avec elle. 
Parallèlement, le disparu non déclaré peut être recherché soit à raison de sa situation de 
présumée victime, soit à raison de l'éventualité du délit de disparition volontaire non 
déclarée, ou de toute autre infraction liée à sa disparition volontairement dissimulée.

5 - Centralisation des signalements de disparition de personnes et des moyens de diffusion, 
avec création d'un "fichier des disparus" (FIDIS).
Ce fichier administratif permet d'enregistrer l'ensemble des disparitions signalées ainsi que 
les déclarations de disparition volontaire. Géré par la DIRPEDIS, il est indépendant du fichier 
des personnes recherchées.

6 - Détermination de l'empreinte ADN pour toute personne décédée inconnue ainsi que pour 
toute personne hospitalisée en état d'amnésie aux fins d'inscription au fichier national 
automatisé des empreintes génétiques. Les ascendants de personnes disparues depuis plus 
d'un mois seront par ailleurs invitées à confier à l'administration leur empreinte ADN pour 
une conservation au FNAEG. Cet enregistrement sera librement résiliable à tout moment sur 
leur propre demande.
7 – Introduction du statut de victime pour les familles de personnes disparues. L'obligation 
d'une information par les services enquêteurs (sauf nécessité d'enquête motivée et validée 
par le Procureur de la République) sera de droit.

8 – Définition d'un agrément national, instruit localement par les antennes régionales de la 
délégation interministérielle pour la recherche des personnes disparues, habilitant les 
associations d'aide aux familles à intervenir en faveur des parents de personnes disparues. 
Les conditions de cet agrément seront déterminées afin de prendre en compte les 
associations ayant déjà démontré leur engagement dans ce domaine ainsi que celles 
s'engageant dans le cadre de la charte de la recherche des personnes disparues (cf point 

16). Sans préjuger d'autres formes d'aides de l'Etat, cet agrément ouvrira à ces associations 
le bénéfice de l'emploi de volontaires du service civique (art. 64 de la loi n°2014-856 du 31 
juillet 2014)

Cadre administratif et technique

9 – Mise en place d'un "correspondant disparitions" dans chaque direction départementale 
de la sécurité publique, groupement de gendarmerie départementale et préfecture. Ce 
correspondant sera chargé d'une mission de relais mobilisable en tant que de besoin par les 
antennes régionales de la Délégation interministérielle pour la recherche des personnes 
disparues. 

10 – Modification de la circulaire relative aux modalités de signalement aux services de 
police ou de gendarmerie des personnes hospitalisées non identifiées ou décédées en milieu 
hospitalier dans l'anonymat.

11 – Création d'un dispositif exceptionnel d'alerte disparition pour des cas de disparition 
inquiétante de majeurs quand la vie du disparu est en danger imminent et lorsqu'il existe, à 
la réception du signalement, des éléments d'information suffisamment précis. Ce dispositif, 
limité dans le temps, pourrait être de portée départementale, régionale ou nationale selon 
des conditions d'appréciation à fixer. Il conduirait à une diffusion accélérée du signalement 
sur l'ensemble du réseau coordonné par la délégation interministérielle pour la recherche 
des personnes disparues et à un recueil prioritaire de données susceptibles d'être croisées 
ou échangées entre services publics ou organismes privés collaborant avec elle.

12 – Il sera proposé, à l'initiative de la délégation interministérielle pour la recherche des 
personnes disparues, des programmes visant au renforcement de la formation initiale et 
continue des magistrats, policiers et gendarmes dans le domaine des recherches de 
personnes disparues.

13 – La délégation interministérielle pour la recherche des personnes disparues concourra à 
l'élaboration d'un guide d'information du déclarant d'une disparition l'informant de ses droits 
et regroupant des conseils sur les conduites à tenir.

14 – Mise en place, par la délégation interministérielle pour la recherche des personnes 
disparues, d'un suivi statistique national centralisé de toutes les disparitions signalées de 
personnes, des déclarations de disparition volontaire et des personnes retrouvées au vu des 
apports remontés depuis chaque antenne régionale. Ce suivi s'appuiera sur les données du 
FIDIS (voir point 5).

Cadre inter-institutionnel de la communication 

15 – En vue de contribuer au développement du réseau associatif d'aide aux familles des 
personnes disparues, une incitation à se regrouper en une fédération nationale leur sera 
adressée visant à favoriser l'émergence d'un partenaire susceptible de contribuer aux 
actions et réflexions des services publics dans le domaine des disparitions de personnes.

 

 

 

Pascale BATHANY A.R.P.D. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Ajouté le 22/07/2016 par Pascale

Bonjour,

 

Nous vous invitons à consulter nos avis de disparition dans les rubriques "Actualités" et "Galerie photos". Nous faisons les parutions et mises à jour régulièrement.

 

Vous pouvez aider les familles en partageant les avis de disparition sur nos groupes face book :

- groupe n°1 https://www.facebook.com/groups/275189055464/

- groupe n°2 https://www.facebook.com/groups/275627419181502/

 

Vos partages nous encouragent et surtout apportent réconfort aux familles dans l'attente de retour d'un proche. Merci pour elles.

 

A bientôt.



Ajouté le 21/07/2016 par Delphine

 APPEL à TÉMOINS URGENT

 

 

Coralie 18 ans qui a disparue dans la nuit du samedi soir a 1 h 47 du matin... à la sortie de la discothèque (le palais de la danse a flavy le martel) département (02) Elle est vêtue d'une robe noir , bustier blanc, collant noir opaque, chaussure habillée noire a strass avec une fleur dessus , veste noire ,et une sacoche bandoulière ... son portable n'a plus de batterie. Toute personne l'ayant aperçue ou ayant d'autre informations importantes peuvent contacter la gendarmerie de saint simon (02) au 06.27.54.39.43 ou saint quentin (02) au 03.23.62.22.67



Ajouté le 20/07/2016 par Thierry - disparition inquiétante Majeurs

LORACTU.fr

 

Un bébé de 7 mois a été enlevé lundi dans un hôpital de Metz (Moselle) par son père. Depuis plus de 24h, l’enfant et son père, ravisseur présumés, sont activement recherchés. Le parquet n’a pas encore activé l’alerte enlèvement, habituellement déclenché dans les affaires de ce type.

 

Bébé enlevé à Metz: pourquoi l’alerte enlèvement n’est pas déclenchée

(PHOTO: DR)

 

Les faits

L’enfant qui était avec sa mère dans l’hôpital de Mercy situé à Ars-Laquenexy assistait à une consultation. Durant un moment d’inattention, le père de l’enfant aurait kidnappé le bébé de sexe masculin au sein même de l’hôpital messin.

 

Le père de famille, un ressortissant tunisien de 30 ans, est activement recherché dans les environs de Metz et dans l’est du département de la Moselle où il réside.

 

La mère de famille quant à elle réside dans un foyer de l’agglomération messine avec son fils. De nombreux contrôles routiers étaient organisés autour de l’hôpital de Mercy, en vain, malgré l’arrêt et la fouille de nombreux véhicules par des gendarmes déployés en nombre. Le commissariat de police de Forbach, ville où réside le père, espère qu’il se présentera de lui-même avec l’enfant ce mardi.

 

Le parquet s’est contenté de donner quelques éléments à l'AFP dans la soirée de lundi que l'enlèvement s'est déroulé "calmement", sans qu'il y ait "de violence ou d'agressivité de la part du père", dans un contexte de séparation du couple et de dispute autour de la garde de l'enfant. Le bébé, un garçon, n'était pas hospitalisé, mais accompagnait sa mère au chevet d'une personne soignée au centre hospitalier régional de Mercy à Metz, lorsqu'il a été enlevé par son père, a également précisé le parquet.  Le service de la communication du CHR de Metz-Thionville n'a pas donné suite à nos sollicitations lundi en fin de journée.

 

 

L’alerte enlèvement, c’est quoi ?

Ce dispositif s'inspire des systèmes «Ambert alert» créés aux Etats-Unis en 1996 et au Québec en 2003. Ce dispositif permettra de diffuser très rapidement auprès de la population, sur l'ensemble du territoire national, des informations précises relatives à l'enlèvement afin de provoquer des témoignages susceptibles de favoriser la prompte libération de la victime. En France, le dispositif a été lancé en 2006.

 

L'alerte ne pourra être déclenchée que si les quatre critères suivants sont tous réunis : il doit s'agir d'un enlèvement avéré, et non d'une simple disparition, même inquiétante ; la vie ou l'intégrité physique de la victime doit être en danger ; le procureur de la République est en possession éléments d'informations dont la diffusion peut permettre de localiser l'enfant ou le suspect ; la victime doit être mineure.

 

C’est le procureur de la République et le ministère de la Justice qui décident de l’activation de cette alerte enlèvement, déclenchée dans toute la France.

 

Et dans le cas de Metz ?

Parmi les quatre critères nécessaires pour le déclenchement de l’alerte enlèvement, certains sont réunis, d’autres non. Dans le cas ou les faits doivent être qualifiés d’enlèvement et non de disparition même inquiétante, l’affaire de Metz est bien un enlèvement. La gendarmerie nationale a ouvert dès lundi une enquête en flagrance pour «enlèvement» et selon les derniers éléments communiqués par le parquet, le père de famille a bien pénétré au sein de l’établissement hospitalier pour enlever son fils de 7 mois.

 

«La vie ou l'intégrité physique de la victime doit être en danger». Dans le cas de l’enlèvement de Metz, le parquet a bien précisé à l’AFP que l’enlèvement s’est déroulé «calmement» et «sans violences ou agressivité du père». Ces éléments importants pour les recherches montrent donc qu’il n’y aurait pas d’intérêt – pour l’instant de déclencher l’alerte enlèvement.

 

 

Concernant les éléments d'informations dont la diffusion peut permettre de localiser l'enfant ou le suspect, les enquêteurs n’ont pas diffusé d’informations et de photos permettant d’identifier clairement l’enfant ou son père. On connaît uniquement l’âge, 30 ans, du ravisseur et son origine, un ressortissant tunisien. Les enquêteurs auraient toutefois donné des images du bébé et du père ainsi que des descriptifs, selon nos informations. Concernant le critère de l’âge de la personne enlevée – qui doit être mineure – c’est bien le cas à Metz puisque le bébé est âgé de 7 mois.

100% de réussite en cas d’alerte enlèvement

En France, ce dispositif a été testé avec succès lors de l'enlèvement de la petite Aurélia, en novembre 2005, dans le Maine-et-Loire. Il a été déclenché officiellement pour la première fois le 9 juillet 2006 après la disparition de deux sœurs, Emeline et Mélissa, 8 et 10 ans, dans le Maine-et-Loire. Cette affaire s'était révélée être une alerte sans objet, les deux fillettes ayant regagné leur domicile une quinzaine d'heures après leur disparition.

 

Il a été déclenché une 18ème fois il y a une semaine. Une fillette avait été enlevée par un homme, son oncle, dans l’Isère. Une alerte enlèvement qui a été utile moins de deux heures puisque l’enfant a été retrouvé peu après la diffusion dans les médias de cette alerte.

 

En 2012, l’alerte est déclenchée après le rapt d'un bébé de deux jours à la Maternité Régionale Universitaire de Nancy, qui est retrouvé le soir même sain et sauf à Vandœuvre-lès-Nancy. Le , après le rapt d'un bébé de quatre mois et demi au centre maternel de Nancy. Il est retrouvé sain et sauf en Moselle 26 heures plus tard. Le , à 20 h 50, après l'enlèvement d'une fillette de sept ans, Bérényss à Sancy en Meurthe-et-Moselle. Elle est retrouvée deux heures plus tard dans les Ardennes.

 

A Metz, en 2013, ce qui paraissait d’abord comme un enlèvement d’une fillette de 13 ans par son père était en fait une fugue où la préadolescente avait joué un grand rôle dans cette disparition. Le parquet n’avait pas déclenché d’alerte enlèvement.

 

 



Ajouté le 20/07/2016 par Thierry - Enlèvement d'enfants

Closermag.fr

 

 

Cécile ma fille, ma disparue, de Jonathan Oliver, éd. de l'Archipel

 

 

En France, les disparitions d'enfants concernent plus de 50 000 mineurs par an. Un père confie son combat contre l'oubli.

 

 

"Quelque part, quelqu'un sait ce qui est arrivé à ma fille Cécile." Jonathan Oliver en est convaincu. Studieuse, la lycéenne était restée seule à la maison pour réviser le bac. Elle est sortie prendre l'air, sans sac, sans argent, sans laisser de mot à sa mère et à son beau-père, partis à un baptême. L'adolescente de 17 ans a disparu le 8 juin 1997 près de son village de Saint-Jean-de-Maurienne, en Savoie. Des témoins l'ont aperçue qui marchait "l'air triste" en bord de route.

"J'ai passé plus de temps à chercher ma fille qu'à vivre avec elle..."

Depuis, Cécile s'est volatilisée. La piste de la fugue a vite été écartée. Personne n'a élucidé la disparition de cette jeune fille qui, à une semaine du bac, se voyait déjà prof de sport. C'était il y a dix-neuf ans. Dix-neuf années de questions sans réponse pour ses parents, ses frères et sœurs qui vivent avec le poids de l'absence au fond du cœur. "J'ai réalisé récemment que j'avais passé plus de temps à chercher ma fille chérie qu'à vivre avec elle. Soit 17 ans avec Cécile et 19 ans sans elle. Ça m'a fait mal », dit Jonathan.

 

En France, les disparitions touchent plus de 50 000 mineurs par an (50 793 en 2014, source : ministère de l'Intérieur). Si 97 % concernent des fugues, les disparitions inquiétantes (1 077 en 2014) et les enlèvements parentaux (455 en 2014) sont en hausse. Derrière chaque chiffre, il y a un enfant : Lucas, Estelle, Marion, Charazed, Jérôme... Pour mobiliser l'opinion publique, le 25 mai est devenu la Journée internationale des enfants disparus et un numéro d'appel gratuit européen, le 116 000, peut relancer l'espoir. Certains cas restent un mystère, tel celui de Maddie McCann, la petite Anglaise.

 

"Vivre des années sans rien savoir est épouvantable"

 

En France, Cécile Vallin fait partie de ces jeunes disparus sans laisser de trace. "Elle n'a pas disparu toute seule, assure son père. Ecrire un livre et parler de Cécile, c'est peut-être réveiller la conscience d'un témoin, celui qui fera avancer l'affaire." Un livre pour lutter contre l'oubli. Car, depuis des années, la justice menace de clore l'enquête autour de Cécile. "Si la justice fermait son dossier, ce serait l'achèvement de l'espoir, s'insurge Jonathan. Si ensuite la moindre piste émergeait, ça serait trop tard." Elucider une disparition, c'est parfois retrouver un corps, mais aussi retrouver quelqu'un de vivant. "Quand je pense à Natascha Kampusch, je me dis quel soulagement pour ses parents, dit Jonathan. Parce que vivre des années sans rien savoir, c'est épouvantable. Moi, je ne vis pas dans l'attente quotidienne d'un coup de fil miraculeux. Je ne spécule pas sur le devenir de ma fille, mais je dois savoir ce qui s'est passé. Et comme les autres parents, je n'abandonnerai jamais ma quête de vérité." Chaque jour, Jonathan adresse des mots d'amour à sa fille. Des mots doux pour faire taire le silence de l'absence.

 

 



Ajouté le 20/07/2016 par Thierry - dossiers médiatisés

1 2 3 4   Page suivante