Benoit LAGRÉE

Benoit Lagrée. Les recherches vont reprendre fin janvier

Cesson-Sévigné 
Benoit Lagrée est porté disparu en Martinique depuis le 30 novembre 2013.

Les recherches vont reprendre du 22 au 27 janvier pour retrouver Benoit Lagrée, porté disparu en Martinique depuis le 30 novembre 2013.

Le comité de soutien à Benoit Lagrée organise un fest-noz, samedi 18 janvier, à Cesson-Sévigné. La manifestation servira à financer les recherches qui vont reprendre, du 22 au 27 janvier, afin de retrouver le coureur à pied âgé de 35 ans.

Ancien Cessonnais

Benoit Lagrée a disparu alors qu’il était parti faire une course d’entraînement en vue de la Transmartinique, une course d’endurance qui traverse toute l’île.

Marié, père de trois enfants de 5,7 et 9 ans, Benoît Lagrée, ancien Cessonnais, est domicilié à Livré-sur-Changeon.

Samedi 18 janvier, fest-noz à l’Espace Bourgchevreuil (Cosec) à Cesson-Sévigné, à partir de 17 h 45 (chants de marins puis bal enfants) ; démarrage du fest-noz à 20 h 30. L’entrée est à 5 € pour les adultes et à 1 € pour les enfants. Une restauration sur place est prévue entre 19 h 30 et 20 h 30. Il est également possible de faire des dons sur : www.facebook.com/SoutienBenoitLagree

 

Mon fils a disparu en Martinique : la loi ne nous permet pas de faire notre deuil

 

 

LE PLUS. Benoit Lagrée a disparu en Martinique le 30 novembre alors qu’il s'entraînait en vue de participer à la Transmartinique, une course d’endurance qui traverse toute l’île. Bien que sa disparition ait suscité un énorme élan de solidarité, les moyens mobilisés n'ont pour l'instant pas permis de le retrouver. Sa mère, Jacqueline Lagrée, veut comprendre ce qui s'est passé.

Édité et parrainé par Rozenn Le Carboulec

 

 

Le 30 novembre dernier disparaissait dans la forêt d’Absalon, près de Fort de France, mon fils Benoit Lagrée, 35 ans, père de trois jeunes enfants de 5 à 9 ans.

 

Sportif aguerri, il était parti en reconnaissance sur un circuit de randonnée pour préparer l’ultra-trail dela Transmartinique. Le 17 décembre, sur cette même île, disparaissait Magalie Méjean, 28 ans, au cours d’une randonnée au Nord-Est de l’île, sur un parcours sans difficultés ou risques particuliers. Ces disparitions ont ému beaucoup de monde, famille, amis, sportifs, collègues, voisins, et suscité un élan de solidarité exceptionnel.

 

Le rôle de Facebook et des réseaux sociaux

 

Peu de temps après ces disparitions, des comités de soutien se sont créés et nous avons ouvert des pages Facebook (à voir ici et ici), avec pour objectif de renforcer les recherches et de recueillir des dons pour les financer.

 

Pour quelqu’un comme moi, réticente par principe à utiliser les réseaux sociaux, cet outil s’est révélé d’une force et d’une efficacité exceptionnelles. Il a permis la diffusion rapide d’une information précise et disponible à tous, la mise en place de réseaux de solidarité en Bretagne, Martinique et France entière, un soutien financier indispensable à la poursuite des recherches, des relais médiatiques (presse et TV) et permis l’organisation de plusieurs manifestations de soutien (rassemblement place du Parlement à Rennes le 12 décembrecourse le 14 décembremarche de solidarité le 22 décembrefest-noz le 18 janvier).

Certes, ce mode de communication, qui a l’avantage de la rapidité de la transmission et de l’amplitude de la diffusion, a aussi l’inconvénient de l’immédiateté incontrôlée de l’expression des affects. Mais il assure en même temps l’expression de l’empathie, le partage des idées et des sentiments, une chaleur affective qui furent d’un grand réconfort pour nous, les proches.

 

Un élan de solidarité extraordinaire

 

En dépit d’intenses recherches, tant de la part des autorités officielles (gendarmes, policiers, pompiers, chasseurs alpins), renforcées après la découverte de sa caméra, que des clubs locaux ainsi que d’une équipe de sauveteurs américains spécialisés dans ce type de recherche en milieu périlleux, ni Benoit ni Magalie n’ont pu être retrouvés. Le mystère de leur disparition reste donc entier.

 

Carte de l'endroit où se trouvait Benoit Lagrée au moment de sa disparition 

 

Pourtant, nous gardons la certitude que Benoit se trouve dans la forêt d’Absalon : il avait enregistré le tracé de son parcours sur un site internet de course, sa caméra GoPro a été retrouvée par des proches au sommet du Piton Lacroix, sur le parcours prévu, alors même que cette zone n’avait pas été explorée par les services de secours, et les signaux téléphoniques réceptionnés par les antennes indiquent cette même zone.

 

Pour cette raison, le comité de soutien demande que d’ultimes recherches soient effectuées avec des chiens questeurs, capables de détecter une présence humaine malgré la densité de la végétation.

 

On pourrait s’étonner de cette ténacité, voire de cette obstination, et considérer que ce refus d’abandonner Benoit obéit à des motifs plus affectifs que rationnels : refuser l’idée de sa mort, se dire qu’on aura tout tenté, même ce qui paraissait impossible, etc. Il est clair que l’objectif initial de récolter 80.000 euros pour financer l’équipe américaine, et désormais 10.000 euros supplémentaires pour faire venir les chiens si le procureur ou le juge d’instruction (saisi pour disparition inquiétante) ne s’y décident pas, paraissait inaccessible.

 

Bracelets portés par des coureurs de la Transmartinique en soutien à Benoit Lagrée 

 

Il a pourtant été atteint, témoignant d’un élan de solidarité extraordinaire qui atteste des forces trop méconnues de l’amour, qu’il soit conjugal, maternel, fraternel ou familial, de l’amitié, de la fraternité, de la bonté anonyme, telle celle de ces inconnus déposant dans ma boîte à lettres une enveloppe "pour Benoit" avec une somme modique en espèces.

 

Nous voulons comprendre ce qui s'est passé

 

Si le combat continue pour retrouver Benoit et Magalie, morts ou vifs, c’est aussi pour deux raisons essentielles : comprendre ce qui s’est passé et sortir d’une situation juridique et financière insupportable. 

 

Le philosophe Spinoza avait coutume de dire, face à ce genre d’événements insupportables : "Ne pas pleurer, ne pas maudire, mais comprendre". Nous voulons comprendre ce qui s’est passé, savoir si Benoit et Magalie ont été victimes d’un accident ou d’un meurtre, parce que le travail difficile du deuil ne peut commencer que lorsque la mort a été constatée. En outre, comprendre ce qui s’est passé peut servir à renforcer la sécurité de ceux qui, après eux, voudront partir randonner sur les sentiers de Martinique.

 

Mais il y a une autre raison, non moins forte. Un disparu n’est pas un mort et, dans ce cas, les systèmes d’assurance (pour les remboursements immobiliers, pour une assurance vie) ne marchent pas. La loi prévoit un délai de 10 ans entre le constat de la disparition et la déclaration de décès. Mais le temps de la loi n’est pas le temps de la vie.

 

Dans dix ans, les enfants de Benoit ne seront plus de jeunes enfants mais des adolescents ou de jeunes gens. D’ici là, il faudra bien assurer leur éducation, les faire grandir, assurer une sécurité matérielle à cette famille où le salaire principal était celui du père. La jurisprudence réduit ce délai mais dans le cas de catastrophes avec mort constatée et incertitude sur les victimes, comme pour les crashs d’avion ou les naufrages en mer. Ce n’est pas le cas ici.

L’exigence d’un jugement en équité

 

Il semble donc nécessaire de recourir ici au modèle aristotélicien du juge en équité. Quand l’application mécanique de la loi est contraire à l’esprit de la loi, le juge équitable doit rendre un jugement qui ne fasse pas jurisprudence mais qui prenne en compte la spécificité du cas et préserve l’esprit de la loi. Une enquête sur les personnes prouvera vite que, dans les deux cas, il ne saurait s’agir d’une fugue.

 

Une fois ces recherches achevées, il est urgent qu’un juge se prononce pour transformer la disparition inquiétante en décès. Seule cette décision permettra à la famille de commencer le travail du deuil, même si aucune cérémonie des adieux n’est possible, et aidera sa femme et ses enfants à mener une vie, sinon normale, du moins apaisée, dès lors que les assurances auront accepté de jouer leur rôle.

 

Une disparition, ce n’est pas seulement l’absence éternelle, dénuée de sens, la solitude et le silence, la présence en creux du disparu par tous ces objets qui l’évoquent, tous ces lieux parcourus ensemble, tous ces amis désormais amputés, c’est aussi un imbroglio juridique, la contradiction entre l’interdit de toucher à ses comptes et l’obligation d’assurer les remboursements auxquels il s’était engagé. Le poids du chagrin est assez lourd pour que ne s’y ajoute pas celui du mur des finances.

 

 

Disparition de B.Lagrée : ses proches s'accrochent

 Martinique 1ère Publié le 09/12/2013 | 21:43, mis à jour le 09/12/2013 | 21:45

 

Près de dix jours après la disparition de Benoit Lagrée, des informations s'affinent mais le breton reste introuvable. Sa compagne et ses amis participent aux recherches avec l'espoir de le retrouver dans les heures à venir.

La compagne de Benoit Lagrée et deux des amis bretons du couple © Martinique 1ère 
© MARTINIQUE 1ÈRE La compagne de Benoit Lagrée et deux des amis bretons du couple
 
 
Les recherches se poursuivent difficilement entre le piton Lacroix et le morne chapeau nègre (nord-caraibe). Les secouristes cernent en particulier un sentier, fermé au public mais qui pourtant figure sans contre-indications sur les cartes.

La compagne du treileur disparu et ses amis, sont arrivés à la Martinique afin de renforcer les équipes de secouristes. Ils estiment que Benoit Lagrée possède les ressources physiques et mentales pour survivre au moins pendant une semaine dans un milieu tropical.

Le point après les recherches infructueuses de lundi.
 
 

Disparition de B.Lagrée : la carte mémoire n'est pas dans la caméra

  • Par Joseph Nodin
  • Publié le 09/12/2013 | 12:46, mis à jour le 09/12/2013 | 12:46

Selon la police, la carte mémoire n'est pas dans la caméra retrouvée dimanche. Le matériel fait l'objet d'une enquête approfondie mais pourrait appartenir à Benoit Lagrée, sportif originaire de la région Bretagne, disparu depuis le 30 novembre dernier près de la forêt d'Absalon à Fort de France.

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Depuis lundi matin, les recherches se concentrent dans la zone où la caméra a été retrouvée, près des pitons entre le Carbet et le Morne-vert. Les amis du sportif recherché, pensent qu'il s'agit bien de sa caméra. La police veut le prouver et tente de retrouver le lieu d'achat du matériel et le nom de l'acheteur.

Quant aux recherches, elles sont menées notamment par des militaires, appuyés par deux hélicoptères de la sécurité civile, l'un de Martinique et l'autre de Guadeloupe. Tous ratissent la zone, près des pitons depuis le début de la matinée, en vain pour l'instant. Les responsables des secours envisagent de faire le point en début d'après-midi.

 

Disparition de Benoit Lagrée : les secouristes trouvent un indicePar Joseph Nodin Publié le 09/12/2013 | 01:24, mis à jour le 09/12/2013 | 01:34

Une petite caméra, appartenant peut-être à Benoit Lagrée, le randonneur disparu depuis le 30 novembre dernier près de la forêt d'Absalon à Fort de France, a été retrouvée dans le secteur des pitons du Carbet. Deux hélicoptères de la sécurité civile appuient les recherches.

Benoit Lagrée, 35 ans, est un habitué des ultra-trails © F3 Bretagne

  © F3 BRETAGNE Benoit Lagrée, 35 ans, est un habitué des ultra-trails

Les opérations de recherches reprennent ce matin et doivent se concentrer autour du lieu de découverte de la caméra qui appartient peut-être à Benoit Lagrée, introuvable depuis maintenant plus de huit jours. Dés ce matin, les moyens de recherches se renforcent pour acheminer plus rapidement sur place les équipes de secouristes. L'hélicoptère de la sécurité civile de Martinique reço

it du renfort.

Disparition de B.Lagrée : des secouristes blessés et bloqués sur une crête

  • Par Joseph Nodin
  • Publié le 11/12/2013 | 00:20, mis à jour le 11/12/2013 | 00:20

Une équipe de secouristes à la recherche de Benoît Lagrée, est bloquée depuis mardi après-midi sur une crête près des pitons du Carbet. Deux pompiers sont blessés, ils n'ont pas été récupérés par l'hélicoptère à cause des mauvaises conditions météorologiques.

L'hélicoptère de la sécurité civile lors d'une précédente intervention © R.Bastide

© R.BASTIDE L'hélicoptère de la sécurité civile lors d'une précédente intervention

Deux pompiers, membres du GRIMP* sont blessés, l'un à la jambe, l'autre à la cheville.  L'incident est intervenu, dans la journée de mardi, pendant les opérations de recherche sur les versants très escarpés du piton Dumauzé et du morne Chapeau Nègre (nord-caraïbe).
 
Ces deux pompiers font partie d'une équipe mixte de militaires, du détachement terre-Antilles du 33ème RIMA et des équipes spécialisées GRIMP* du SDIS*. Ils ont évolué dans des conditions particulièrement difficiles compte tenu du mauvais temps et de la fatigue souligne la préfecture dans son dernier communiqué de presse.

Bloqués sur une crête
Les sept hommes sont bloqués depuis mardi 15h00 sur une crête près des pitons duCarbet car les conditions météorologiques ne permettaient pas à l’hélicoptère de les récupérer. Les opérations de recherches de Benoît Lagrée, disparu depuis le 30 novembre dernier, reprendront ce matin dès 7h et se concentreront sur deux autres zones avec d'autres équipes de militaires et de pompiers.

*GRIMP : groupement d'intervention en milieu périlleux du SDIS, le Service Départemental d'Incendie et de Secours

 

Les secouristes sont sains et saufs

  • Par Joseph Nodin
  • Publié le 11/12/2013 | 13:43, mis à jour le 11/12/2013 | 14:31

Les sept secouristes coincés depuis hier après-midi sur une crête dans la région des pitons du Carbet, ont été récupérés tôt ce matin par l'hélicoptère de la sécurité civile. Les deux pompiers légèrement blessés sont pris en charge. Les recherches pour retrouver Benoît Lagrée continuent.

© MARTINIQUE 1ÈRE Les deux pompiers blessés, accueillis avec soulagement par leurs collèguesLes deux pompiers blessés, accueillis avec soulagement par leurs collègues © Martinique 1ère

© MARTINIQUE 1ÈRE Les deux pompiers blessés, accueillis avec soulagement par leurs collègues

Les habitants du centre et du nord-caraïbe ont assisté à un ballet d'hélicoptère très tôt mercredi matin. D'abord pour récupérer les 4 pompiers et les 3 militaires, coincés sur la crête, puis pour déposer d'autres équipes de secouristes dans la zone où la caméra du trailer disparu a été retrouvée. Benoît Lagrée, un breton de 35 ans, est porté disparu depuis le 30 novembre dernier près de la forêt d'Absalon à Fort de France.  

 

Martinique : Benoît Lagrée toujours introuvable, deux randonneurs secourus.

Deux randonneurs égarés ont été retrouvés dans la nuit de vendredi à samedi en Martinique, alors que les recherches se poursuivent dans le secteur des Pitons du Carbet, pour retrouver le trailer breton Benoît Lagrée, disparu depuis deux semaines.

  • Krystel Veillard avec l'AFP
  • Publié le 14/12/2013 | 16:49, mis à jour le 15/12/2013 | 18:18
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 L'hélicoptère de la Sécurité Civile en Martinique lors des recherches de Benoît Lagrée © Martinique 1ère

© Martinique 1ère L'hélicoptère de la Sécurité Civile en Martinique lors des recherches de Benoît Lagrée

Deux semaines après son départ, le 30 novembre dernier, pour un entraînement sportif, en vue de la Transmartinique, course de trail de plus de 130 kilomètres, Benoît Lagrée, un Rennais de 35 ans, marié et père de trois enfants, n'a toujours pas été retrouvé, malgré d'inlassables recherches.


Vendredi, l'hélicoptère de la Sécurité civile a effectué une reconnaissance aérienne, a précisé la préfecture dans un communiqué, mais cette opération a conclu à "l'impossibilité
de déposer des équipes au sol" dans la ravine Duclos, "compte tenu de sa dangerosité".

Solidarité en Bretagne

Outre la mobilisation en Martinique pour retrouver le trailer rennais, la solidarité s'organise depuis deux semaines en Bretagne. Après un rassemblement jeudi, à Rennes, le club sportif du conseil général y a organisé, ce samedi, une course à pied de 10 kms afin de soutenir la mobilisation.


En Martinique, des proches et bénévoles ont indiqué leur souhait d'entreprendre eux aussi des recherches. La préfecture recommande la prudence. Vendredi encore, vers 17h45, une équipe terrestre du SDIS (service départemental d'incendie et de secours) a dû partir à la recherche de deux randonneurs, un homme de 37 ans et une femme de 25 ans, égarés aux alentours de la fontaine Didier, cascade située sur les hauteurs de Fort-de-France. Ils ont finalement été retrouvés sains et saufs vers 2h50.

 

 

Disparition de Benoit Lagrée. Mobilisation et lueur d'espoir.

 

Le comité de soutien à Benoit Lagrée ne désarme pas. Une centaine de personnes s'est rassemblée ce jeudi midi place du parlement à Rennes pour alerter l’opinion publique sur sa disparition. Ce Rennais est porté disparu depuis 13 jours en Martinique.

  • Par Thierry Peigné
  • Publié le 12/12/2013 | 18:00, mis à jour le 12/12/2013 | 18:00

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 Rassemblement de soutien à Benoit Lagrée à Rennes ce jeudi 12 décembre © S. Salliou

© S. Salliou Rassemblement de soutien à Benoit Lagrée à Rennes ce jeudi 12 décembre

 

Ils étaient une centaine de personnes, famille, amis et collègues de travail à s’être réunis, ce midi, devant le Parlement de Bretagne pour alerter l’opinion publique sur la disparition, à la Martinique, du Rennais Benoît Labrée, il y a 13 jours. 


 

Disparu depuis 13 jours

Depuis puis d'une semaine les recherches se poursuivent sur la chaîne des Pitons du Carbet au nord de Fort-de-France où Benoit Lagrée est porté disparu depuis samedi 30 novembre. Ce Rennais, trailer aguerri ayant participé à de nombreuses courses extrêmes était parti effectuer un petit entraînement de 10km en préparation de la TransMartinique. Il n’a plus donné signe de vie depuis la nuit de samedi 30 à dimanche 1er décembre, date à laquelle ses relevés téléphoniques montrent la dernière activité.

Depuis les secours ne cessent de rechercher le randonneur. La zone de recherche a pu être restreinte dimanche grâce à la découverte d’une caméra GoPro qui semble être celle de Benoit Lagrée.

 

Des coups de sifflets entendus

Des témoignages faisant état de coups de sifflets entendus dans une des zones explorées hier, l'hélicoptère de la sécurité civile s’est rendu sur cette zone en fin de journée de mercredi pour passer un message sonore au cas où le bruit provienne de Benoît Lagrée. Les recherches devaient se poursuivre ce jeudi avec ce nouvel espoir.

 

Des dons pour faire intervenir une équipe sur place

Pendant ce temps, le comité de soutien aux recherches du disparu a décidé de faire intervenir une équipe de professionnels avec de nombreuses années d’expérience dans le domaine du sauvetage en milieu difficile afin de renforcer les efforts sur place sans mettre en danger la vide des bénévoles. Un certain nombre de dons ont déjà été effectués.Ils vont permettre de faire commencer l’équipe dès ce vendredi. "Cependant il manque encore 80 000€ afin de couvrir les frais de l’équipe pendant sur une semaine" précise le comité.

 

La compagne de Benoît Lagrée témoigne.

 

La météo de lundi n'a pas permis d'assurer des recherches conséquentes en Martinique pour retrouver Benoît  Lagrée au 10ième jour de sa disparition sur un sentier de randonnée. Le Rennais reste introuvable.

  • Par Thierry Peigné
  • Publié le 10/12/2013 | 17:35, mis à jour le 10/12/2013 | 18:53

  Les recherches doivent se concentrer sur le site de Piton Lacroix © Martinique 1ère

© Martinique 1ère Les recherches doivent se concentrer sur le site de Piton Lacroix

 

Les recherches pour tenter de retrouver Benoît Lagrée, disparu dans le secteur des Pitons du Carbet depuis plus d’une semaine, se sont poursuivies hier lundi, mais la stratégie de recherche qui visait à se concentrer autour du lieu où a été retrouvée la caméra Go-Pro n'a pu être suivie en raison de conditions météo défavorables.

Les équipes de secours n'ont ainsi pas pu être hélitreuillées par le Dragon 972 en raison du ciel très couvert sur les sommets. Les sentiers escarpés, détrempés par les pluies,rendaient trop risqué l’accès aux zones de recherches par voies terrestres

Les efforts se sont donc concentrés sur des secteurs praticables avec l'exploration de portions de ravines, sans résultats.  

Les opérations de recherches devaient reprendre ce mardi et se concentrer sur les versants escarpés du lieu où a été trouvée la caméra Go-Pro.

Deux équipes mixtes des militaires du Détachement Terre-Antilles/33ème RIMA des Forces armées aux Antilles et des équipes spécialisées du GRIMP (Groupement d'Intervention en Milieu Périlleux) devaient être acheminées directement sur le Piton Dumauzé et le Morne Chapeau Nègre par l'hélicoptère de la Sécurité civile si les conditions météorologiques le permettaient. Les investigations techniques destinées à localiser le téléphone mobile du Rennais n’ont pas abouti.

En Martinique depuis plusieurs jours, la compagne du traileur, dont le billet a été pris en charge par l'entreprise de Benoît Lagrée, assiste à l'avancée des opérations, en lien direct avec les hommes sur place. Elle est épaulée par le comité de soutien mis en place la semaine dernière.

 

Disparu depuis 9 jours, Benoit Lagrée reste introuvable.

Benoit Lagrée, le randonneur rennais disparu le 30 novembre, en Martinique, est toujours introuvable. Les recherches ne cessent de parcourir les sentiers de la zone géolocalisée grâce à son téléphone portable. Une petite caméra GoPro, sans doute celle du traileur, a été retrouvée. 

  • © Echappée Belle 2013Par Thierry Peigné Publié le 09/12/2013 | 10:00, mis à jour le 09/12/2013 | 10:00
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© Echappée Belle 2013

© Echappée Belle 2013

 

Samedi les conditions météorologiques s'étaient bien détériorées rendant toute recherche dans la zone en cours d’exploration très difficiles ainsi que celles dans la zone encore non-explorée entre Morne Chapeau Nègre et Piton Lacroix, zonne vers laquelle tous les éléments semblent converger. Les secours ont pu s'appuyer sur l'expertise des membres du comité de soutien à Benoit Lagrée dans le domaine du mobile. Ces derniers essayent de déterminer la position du disparu le plus précisément possible grâce à son téléphone.

Une caméra GoPro retrouvée

 

Hier dimanche, les secours ont pu accéder à la zone inexplorée jusqu’alors. Une caméra Go Pro a été retrouvée sur le sentier menant de Chapeau Nègre au Piton Lacroix. Elle a été remise à la police nationale pour effectuer des investigations et identifier le propriétaire. Les recherches s’intensifient et des renforts sont arrivés. Plusieurs groupes ratissent la zone. Les investigations techniques destinées à localiser le téléphone de Benoît Lagrée se sont poursuivies au moyen de nombreux contacts avec différents intervenants. Elles n'ont pas permis d'obtenir d'informations plus précises que celles déjà disponibles.


Samedi et dimanche, l'ultra-trail Transmartinique s'est déroulé. Les organisateurs de la course avaient distribué 1200 bracelets bleus aux participants en guise de soutien aux  recherches en cours.
 

Nouvelles recherches ce lundi

Selon la préfecture de la Martinique, les opérations de recherches devaient reprendre ce lundi matin et se concentrer autour du lieu où a été trouvée la caméra. L'hélicoptère Dragon 972 de la Sécurité civile devrait être appuyé par l'hélicoptère Dragon 971 en provenance de Guadeloupe, pour acheminer au plus vite les équipes sur place. 

 

 

Rennais disparu en Martinique. Fin des recherches privées

19 décembre 2013 à 08h31

 

Les six secouristes américains, spécialisés dans les recherches et le secours en milieu périlleux, appelés en renfort par les proches de Benoît Lagrée, le trailer breton disparu depuis le 30 novembre en Martinique (*), sont rentrés aux Etats-Unis, ce mercredi.

 

Benoît Lagrée est toujours introuvable. Ce mercredi, sa femme a regagné Rennes. Les six secouristes de l'équipe SAR (Search and Rescue) sont, eux, partis "déçus". Ils ont fouillé différentes zones entre samedi et mardi. Sans résultat.


"C'est une zone trop vaste"


Leur venue a été financée grâce aux fonds levés par le comité de soutien à Benoît Lagrée. Jeff Moran, membre de l'équipe, a indiqué qu'il estimait sa mission "terminée", soulignant le manque d'éléments et l'importance de la zone de recherches : "Nous n'avons pas assez de données. C'est une zone trop vaste avec trop peu d'informations pour qu'on puisse développer une stratégie efficace de recherches".


"Ça commence à faire long"


"Je ne sous-estime jamais l'instinct de survie, mais même si je garde espoir, ça commence à faire long", a-t-il confié.

Les pompiers de Martinique avaient annoncé avoir stoppé les recherches vendredi après-midi, mais la préfecture n'a pas encore communiqué officiellement sur la question. Le comité de soutien entend, lui, poursuivre la mobilisation et annonce, sur sa page Facebook, la création d'une association, "afin que cette action de soutien continue dans la durée".

* Benoît Lagrée, 35 ans, père de trois enfants, sportif aguerri, avait disparu le 30 novembre, alors qu'il s'entraînait sur les hauteurs de Fort-de-France, pour la course de trail Transmartinique.