David Galvan pourrait bénéficier de la liberté coinditionnelle en 2018

Pédophilie : Daniel Galvan pourrait bénéficier de la liberté conditionnelle en 2018

 

 

 

 

Après le refus par la justice espagnole d’extrader Daniel Galvan vers le Maroc, celui-ci devrait finir sa peine en Espagne et du coup bénéficier des lois de ce pays. Et le pédophile pourrait quitter la prison dès 2018. L’article 92 du code pénal espagnol accorde, sous certaines conditions, la liberté conditionnelle aux détenus ayant plus de 70 ans.

 
 
 
 

Le 18 novembre, la justice espagnole a rejeté l’extradition de Daniel Galvan vers le Maroc. En revanche, elle a ordonné que le pédophile purge la totalité de sa peine en Espagne. Mais voilà que cette option a de forte d’aboutir à une peine beaucoup plus réduite. La cause : l’âge du pédophile, 65 ans. Chez le voisin du nord, pour les détenus ayant plus de 70 ans, la perspective de liberté conditionnelle est presque à portée de main.

L’article 92 du code pénal espagnol lui accorde cette possibilité

Galvan, condamné en 2011 par la cour d’appel de Kénitra à 30 ans de prison, serait-il éligible pour bénéficier d’une telle mesure? D’abord, il a le facteur de l’âge qui joue en sa faveur et ensuite il répond à certains critères cités dans l’article 92 du code pénal espagnol.

Il ne lui manquerait que des rapports des services sociaux attestant de sa bonne insertion et, bien entendu, écartant toute possibilité de récidive. C’est le seul obstacle qui pourrait repousser, pour quelques années de plus, l’échéance de la sortie du pédophile, gracié par erreur à l’occasion de la dernière fête du trône.

Le pédophile a également dans son escarcelle la détérioration de sa santé  

Et il n’y a pas que l’âge qui pourrait baliser le terrain pour une libération de Galvan. Son état de santé pourrait être un atout. Dès les premiers jours de l’éclatement de cette affaire, Manuel Maza, l’avocat de Daniel Galvan avait brandit cette carte pour demander la remise en liberté provisoire de son client.

Mi-août, la défense évoquait des troubles mentaux, énoncées dans un rapport datant de 2009 élaboré par le service de santé de Murcie,  affirmant que l’Espagnol souffrait de « bouleversement affectif récurrent. Bouleversement de personnalité paranoïde. Modifications cognitives modérées ».

La balle est, encore, dans le camp de la justice marocaine

Pour la partie marocaine, accomplir la totalité de sa peine dans une prison espagnole est un moindre mal. Sachant qu’elle nourrissait de faux espoirs sur une possible extradition, bien que l’article 3 de la convention de coopération judiciaire entre les deux pays est on ne peut plus clair : point d’extradition des nationaux.

Il reste cinq années avant que Galvan n’atteigne l’âge requis, et les officiels marocains ont amplement le temps pour convaincre leurs homologues espagnols des dangers que représenterait une libération anticipée du pédophile, même âgé de 70 ans, sur les enfants de ce pays. D’autant que ce dernier a peut-être des antécédents en Espagne. Il est soupçonné d’avoir abusé de la fille de son ancien voisin à Torrevieja, dans la province d’Alicante. Le père de la mineure a, déjà, déposé, en août dernier, une plainte contre Galvan.