KEVIN FAUVEL disparu à Jansiac (04)

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 
   
 
Posté le: 20/04/2012 21:56  Mis à jour: 20/04/2012 21:56
 
 
 Re: Kévin FAUVEL, 27 ans, disparu de Jansiac (04)
Toujours aucune trace de Kévin Fauvel
 
 
 
 

Alpes de Haute-Provence - Porté disparu depuis le 2 avril dernier dans la vallée du Jabron, Kevin Fauvel est toujours introuvable.

Cet homme de 27 ans, membre de la « communauté de Jansiac » à Châteauneuf-Miravail est porté disparu depuis maintenant 18 jours.

Aucune piste n’est privilégiée par les enquêteurs de la gendarmerie. Kevin Fauvel a les cheveux blonds, porte des lunettes et mesure 1,75 m.

En cas d’informations, vous pouvez contacter la gendarmerie de Sisteron au 04 92 61 00 33.
 
        

 

   
 
Posté le: 24/04/2012 13:29  Mis à jour: 24/04/2012 13:29
 
 Re: Kévin FAUVEL, 27 ans, disparu de Jansiac (04)
Disparition. Un jeune Alréen recherché depuis près d'un mois

24 avril 2012 - .

Kevin Fauvel, originaire d'Auray, a disparu de sa communauté de Jansiac, une communauté écologique qui vit en autarcie près de Sisteron (Alpes-de-Haute-Provence), depuis le lundi 2avril au matin. Kevin Fauvel a fait ses études à Pontivy, Rennes et Brest. Il mesure un peu plus d'1,75m, a les cheveux blond roux et les yeux bleus. Il a été aperçu pour la dernière fois dans la nuit du 1er au 2avril. Le jeune homme, qui a l'habitude de se déplacer en stop, notamment pour rejoindre la Bretagne, est parti dans la nuit sans vêtements chauds ni duvet et, surtout, sans ses papiers, «lui qui ne les quittait jamais», s'inquiète sa mère. Une mère d'autant plus angoissée qu'il «devait venir pour les vacances de Pâques et qu'on se téléphonait régulièrement». Les recherches, menées par la gendarmerie de Sisteron, n'ont rien donné. Un nouvel appel à témoins, en Bretagne cette fois, où KevinFauvel a gardé des contacts, a donc été lancé avec l'accord du parquet de Lorient.

Contact Gendarmerie d'Auray tél.02.97.24.17.17.  
        

 
 

   
 
Posté le: 05/05/2012 13:32  Mis à jour: 05/05/2012 13:32
 
 Re: Kévin FAUVEL, 27 ans, disparu de Jansiac (04)
Auray. Disparition : le combat d'une mère

5 mai 2012 à 08h50
 
 
 


Kévin Fauvel, 27ans, a disparu de sa communauté de Jansiac (04) depuis un mois. Aujourd'hui, sa mère se bat pour savoir la vérité. Elle a déposé plainte contre X visant la communauté, qu'une ancienne membre estime être une secte.

Que s'est-il passé, sur les hauteurs de Sisteron (04), la nuit du 1er au 2avril, dans la pesante intimité de la petite communauté de Jansiac? Une dizaine de personnes, tout au plus, qui ont fait le choix radical de vivre hors du monde, en autarcie, au bout de 8km de piste cahoteuse.

Cette nuit-là, Kevin Fauvel, 27 ans, originaire d'Auray, membre de la communauté depuis deux ans et demi, s'est volatilisé. «Un des membres a discuté avec lui jusqu'à 4h du matin. Mais au petit-déjeuner, ils ne l'ont pas trouvé, il n'était pas dans son camion», explique sa mère, Corinne Richard.

«C'est dur de se faire entendre»
Une mère rongée par l'inquiétude et épuisée par l'attente d'un fils «avec qui je n'étais pas en rupture». La preuve, «il est venu à Noël, il m'avait aidé à repeindre les murs. Et puis il devait venir à Pâques, voter. Il n'aurait pas raté une élection, d'ailleurs, il m'a donné procuration pour les législatives».

De son côté, l'enquête, elle, est au point mort. «J'ai des contacts avec la gendarmerie, là-bas, tous les jours, je leur téléphone, je leur envoie des mails. Mais c'est dur de se faire entendre, la dernière fois ils m'ont un peu envoyé bouler. Et puis, je n'ai pas l'impression qu'ils aient tout fait». Et Corinne Richard de dénoncer certaines incohérences. «Au début, ils m'ont dit qu'il était parti avec sa carte d'identité, sauf que quand on a récupéré sa sacoche, sa carte était toujours dedans. Or, Kévin ne serait jamais parti sans ses papiers».

La voix un peu lasse et désabusée, elle poursuit. «Les gendarmes ont interrogé les membres. Mais, par exemple, ils n'ont pas sondé l'étang juste à côté». Un gendarme aurait même dit au père de Kevin, «votre fils est grand, il sait nager».

De son côté, Corinne Richard a déposé plainte contre X pour non-assistance à personne en danger auprès du parquet de Digne. Visée, la communauté. «J'ai appris qu'il n'était pas bien depuis plusieurs semaines, qu'il tenait des propos incohérents. Et personne n'a appelé un médecin, personne ne m'a prévenue, alors qu'ils ont mon numéro. On ne peut pas laisser quelqu'un comme ça. Enfin, je commence à avoir des doutes sur cette communauté, un jeune membre s'est suicidé, il y a cinq ans». Corinne Richard poursuit. «Je pense qu'il s'est passé quelque chose, qu'il a peut-être voulu partir. Mais la pression psychologique est terrible, il ne faut pas croire, ce n'est pas le monde des Bisounours. Les membres de la communauté ne disent pas tout, j'en suis sûre».

«Seuls et fatigués»
«Aujourd'hui je passe par tous les états. J'ai appelé d'autres communautés dans la région, en demandant s'ils avaient vu Kevin. Une fois on m'a dit "Ah oui bougez pas, il est là je vous le passe". J'ai bondi. Mais ça n'était pas lui...».

En désespoir de cause, Corinne Richard s'est rapprochée de la gendarmerie d'Auray, pour lancer un appel à témoins. «Il a fait toutes ses études en Bretagne, il a gardé des potes ici. On ne sait jamais, peut-être que quelqu'un l'a vu».

«Je ne sais plus quoi faire, je n'ai pas envie de me plaindre, de faire la victime, ça n'est pas dans ma nature, mais on se sent très seuls, très fatigués. Je pense qu'on devrait mieux prendre en charge les familles, expliquer les procédures, nous orienter». Toute la difficulté des disparitions d'adultes : lorsqu'elles n'ont pas de caractère criminel, elles peuvent être considérées par la justice comme volontaires.
        


 

 
   
 
Posté le: 02/04/2013 09:24  Mis à jour: 02/04/2013 09:24
 
 
 Re: Kévin FAUVEL, 27 ans, disparu de Jansiac (04)
Auray. Depuis un an, elle se bat pour retrouver son fils

Dans la nuit du 1er au 2 avril 2012, Kevin Fauvel, un Breton âgé de 27 ans, disparaissait de sa communauté utopique de Jansiac, dans les Alpes-de-Haute- Provence. Sa mère se bat pour connaître la vérité.

On ne sait toujours pas ce qui s'est passé, la nuit du 1er au 2 avril 2012 dans le huis clos autarcique de la communauté de Jansiac, sur les hauteurs de Sisteron (Alpes-de-Haute-Provence). Après y avoir passé la soirée, Kevin Fauvel, originaire d'Auray (56), qui avait fait ce choix de vie depuis deux ans et demi, a disparu sans laisser de traces. Seuls témoignages de son passage à Jansiac : son camion et ses papiers d'identité, restés derrière lui. Pas de témoins, pas d'indices permettant de privilégier quelque piste que ce soit. Depuis, pour retrouver son fils, sa mère, Corinne Richard, se bat vent debout. Contre la communauté, d'abord. Une dizaine de personnes, vivant là depuis 1971, « selon l'utopie du philosophe inuit Aper Sonn », comme l'explique celui qui la dirige et qui se fait appeler Diogène. « La Nef des Fous », revendique-t-il, retirée du monde au bout d'une piste à peine carrossable, à flanc de montagne, impraticable jusqu'à la fin du printemps.

Doutes sur l'enquête

Dès la disparition de son fils, elle a porté plainte contre X pour non-assistance à personne en danger, auprès du parquet de Digne. Dans le collimateur, la communauté qu'elle accuse de dérive sectaire. D'après un témoignage recueilli auprès d'un membre du groupe, son fils « n'était pas bien depuis un moment, tenait des propos incohérents. Il est clair qu'il y avait une emprise psychologique de la part du chef du groupe, qui le dévalorisait ». Si elle a finalement réussi à récupérer le camion de Kevin, après une longue bataille, elle se heurte au mutisme du groupe, dont un des membres s'était déjà donné la mort, il y a quelques années. Un an après la disparition de Kevin, aucun mouvement bancaire, aucune trace au niveau de l'assurance-maladie. Quant à l'enquête, Corinne Richard estime qu'elle « n'a pas été bien menée ».

Dossier à Marseille

Et la mère de famille de raconter son parcours du combattant. « Fin mai, l'enquêteur en charge du dossier m'envoie un mail. Un témoignage ferait état de la présence de mon fils à Marseille. Dans un procès-verbal envoyé au procureur de Digne, il est écrit noir sur blanc que mon fils a été retrouvé et qu'il convient de clore le dossier ». Corinne Richard se rend à Marseille, est « très bien reçue au commissariat, où on est abasourdi qu'un enquêteur ait pu faire état de la présence de mon fils dans un procès-verbal, sans aucune vérification. Comment peut-on affirmer de telles choses sans preuves ? ». Celui qui est supposé être Kevin est retrouvé. Ce n'est pas lui. Mi-juillet, la gendarmerie l'informe qu'un corps a été retrouvé au lac de Serre-Ponçon. Corinne Richard se rend sur place. « On a fait un test ADN, ce n'était pas lui ». Le procureur de Digne, à qui elle a écrit plusieurs fois, « a fini par me répondre, fin novembre, pour me dire que l'enquête se poursuivait. Or, une secrétaire m'a appris que le dossier était classé depuis le 12 juin. C'est complètement incohérent. Depuis, le dossier a été transféré à Marseille, c'est à n'y rien comprendre ». La mère de Kevin Fauvel a fini par déposer une nouvelle plainte, à la gendarmerie d'Auray. Forte d'une seule certitude : « Nous n'étions pas en rupture. Il devait rentrer pour les fêtes de Pâques ». C'était il y a un an déjà.