Agen : un sexagénaire accusé de viols sur mineurs et agressions sexuelles.

logo-sud-ouest   L’homme de 68 ans, mis en examen dans la journée de mercredi, a été écroué. Quatre de ces six victimes avaient moins de 15 ans au moment des faits.

 

Agen : un sexagénaire accusé de viols sur mineurs et agressions sexuelles

Accusé de pédophilie, l’homme a été placé en garde à vue lundi. © photo archives « so »

 

Six victimes, dont quatre de moins de 15 ans, une de 16 ans et une dernière aujourd'hui majeure. C'est parce qu'elles ont parlé, mis des mots sur ce qu'elles ont subi ces derniers mois, voire ces dernières années, qu'un Agenais de 68 ans a été mis en garde à vue, lundi, dans les locaux du commissariat d'Agen. Le sexagénaire est soupçonné d'avoir abusé sexuellement de ces enfants, alors confiés à sa garde.

 

L'enquête, confiée aux policiers de la brigade des mineurs d'Agen, a permis de recueillir les témoignages de plusieurs victimes, libérées par les révélations d'une d'entre elles. Et au gré de ces diverses auditions, la liste des victimes présumées s'est allongée.

Casier judiciaire vierge

Dans cette affaire, l'instruction devra établir si le nombre de victimes, porté pour l'heure à six, peut laisser penser que le pédophile présumé, au casier judiciaire vierge, préméditait ses agressions. S'il entre, oui ou non, dans la catégorie des prédateurs sexuels pour ces actes commis sur des enfants avec lesquels il n'avait aucun lien de parenté. Simplement un rapport de confiance avec leurs parents.

 

L'homme est soupçonné d'avoir abusé sexuellement de ces enfants alors confiés à sa garde.

 

Présenté mercredi auprès du parquet d'Agen, le magistrat instructeur a décidé de la mise en examen de l'Agenais de 68 ans pour des faits d'agressions sexuelles sur les six victimes, ainsi que de viol pour deux d'entre elles avec la circonstance aggravante qu'il agissait en temps que personne ayant autorité. Le juge des libertés et de la détention a ordonné son placement en détention provisoire. L'homme a donc été écroué dans la soirée de mercredi à la maison d'arrêt d'Agen.

 

Le mis en cause, auquel la présomption d'innocence doit bénéficier, n'aurait pas voulu s'expliquer sur les faits qui lui sont reprochés.