Le courrier signé Dupont de Ligonnès serait un faux.

L'actualité française et internationale par la rédaction d'Europe 1 - Politique, culture, faits divers, économie, médias.  Le pli reçu par une journaliste, quatre ans après le quintuple meurtre, n’aurait pas été écrit ni envoyé par le père de famille porté disparu depuis avril 2011. 

 

Le courrier signé Dupont de Ligonnès serait un faux

Xavier Dupont de Ligonnès en train de retirer de l'argent à Roquebrune-sur-Argens, dernière fois où il a été vu. © THOMAS COEX / AFP

 

Une fois de plus, l’affaire Dupont de Ligonnès a connu un rebondissement, vite retombé comme un soufflé. Le courrier signé "Xavier Dupont de Ligonnès", principal suspect du meurtre de sa femme et de ses quatre enfants en avril 2011 à Nantes, est vraisemblablement un faux, a-t-on appris mercredi de source policière. Il y a "très peu de probabilités" que celui-ci ait été écrit et signé par le fugitif, visé par un mandat d'arrêt international, a précisé cette source sur la foi des premières expertises, qui ne sont toutefois pas "totalement terminées" ni définitives. 


Une photo intrigante, mais pas inédite. La missive, datée du 11 juillet, avait été envoyée à une journaliste du bureau de l'AFP à Nantes, puis remise à la police judiciaire afin d’être expertisée et d’en identifier l’auteur. Le pli contenait un cliché de deux des fils de Xavier Dupont de Ligonnès, "XDDL", Arthur et Benoît, l’aîné et le dernier des quatre enfants. En réalité, cette photographie "n'était pas une nouveauté", a aussi indiqué la source policière. Au dos de celle-ci, il est écrit à la main "JE SUIS ENCORE VIVANT" puis : "de là jusquà cette heure" (sic). Le tout signé "XAVIER Dupont de Ligonnès". 


"XDDL", sorti des radars depuis 2011. Ce père de famille est soupçonné du meurtre de son épouse et de ses quatre enfants, âgés de 13 à 20 ans. Disparus début avril 2011, ils avaient été retrouvés sous la terrasse de la demeure familiale, à Nantes, le 21 avril. C’est le 15 avril 2011 que "XDDL" a été aperçu pour la dernière fois, quittant à pied un hôtel Formule 1 de Roquebrune-sur-Argens, dans le Var. Le quinquagénaire portait dans le dos un étui pouvant contenir une carabine. Depuis, les enquêteurs n’ont plus aucune trace de lui. En mai dernier, une analyse d'ossements retrouvés dans la région, près de Fréjus, avait permis de déterminer qu'ils n'étaient pas les siens. 


Canulars et pistes farfelues. L’homme suscite ainsi une certaine fascination depuis sa disparition. Plus de 800 signalements ont été effectués dans le monde entier et l’affaire, qui a connu de nombreuses pistes parfois plus folles les unes que les autres, fait même souvent l’objet de canulars.


Pour exemple, en mai dernier, un sexagénaire se faisant passer pour lui, et menaçant de tuer sa petite-fille, avait été interpellé dans un TGV en gare de Massy-Palaiseau, dans l’Essonne. L'auteur du coup de téléphone, un SDF habitué des canulars téléphoniques, a été condamné à 2 mois de prison début juillet.

 

 

INFO FRANCE 3. Affaire Dupont de Ligonnès : les enquêteurs s'intéressent à un mystérieux corbeau.

 

Francetv info  Un mystérieux corbeau apparaît dans l'enquête sur Xavier Dupont de Ligonnès. Selon des sources proches de l'enquête, une journaliste nantaise a reçu, durant la semaine du 13 juillet, un courrier pour le moins surprenant : à l'intérieur d'une enveloppe se trouvait une photo qui semble être celle de deux de ses fils et qui n'est jamais sortie dans la presse.

 

INFO FRANCE 3. Affaire Dupont de Ligonnès : les enquêteurs s'intéressent à un mystérieux corbeau

 

Le père de famille, suspecté d'avoir tué sa femme et ses quatre enfants en avril 2011 dans leur maison nantaise, reste introuvable depuis cette date, et fait l'objet d'un mandat d'arrêt international.

 

Une photo privée de deux enfants

Sur la photo envoyée par le corbeau, les deux garçons, qui semblent être Arthur et Benoît, l'aîné et le benjamin de la famille, sont assis côte à côte devant une table de cuisine ou de salle à manger. Sur cette photo, qui paraît provenir d'un album de famille, on découvre l'un des deux adolescents, le plus jeune, en train de se restaurer. Son frère aîné, lui, apparaît souriant, décontracté devant l'objectif.

Le cliché n'est pas daté. Impossible par conséquent de déterminer l'âge des deux frères au moment de la prise de vue. Cependant, la scène remonterait à plusieurs mois avant leur mort. Si cette prise de vue ne présente qu'un intérêt limité pour l'enquête en cours, il n'en est pas de même des indices qui figurent au dos de la photo.

 

Deux inscriptions énigmatiques

On peut, en effet, découvrir plusieurs inscriptions manuscrites : deux phrases courtes, rédigées à l'encre bleue, ainsi qu'une signature et une date. Inscrits en lettres majuscules, ces mots : "JE SUIS ENCORE VIVANT". Puis, en caractères plus petits, cette autre mention, plus énigmatique : "de là jusquà cette heure" [sic].

L'étrange missive est signée "Xavier Dupont de Ligonnès". Il y a également une date : "le 11 juillet 2015, à Nantes". Après avoir pris connaissance de cet énigmatique courrier, la journaliste destinataire du document a aussitôt prévenu l'antenne de la police judiciaire (PJ) de Nantes.

Une expertise graphologique

Quelqu'un veut-il manipuler les enquêteurs ? Ou Xavier Dupont de Ligonnès pourrait-il être l'expéditeur de ce pli ? Contacté par Le Parisien, l'avocat de la mère et de la sœur de Xavier Dupont de Ligonnès trouve "cette histoire" "farfelue""Si c'était lui, je pense qu'il aurait écrit à l'un de ses proches plutôt qu'à une journaliste, estime Me Stéphane Goldenstein. Et puis il n'aurait aucune raison de médiatiser le fait d'être toujours vivant. Enfin, pourquoi serait-il à Nantes ? En tous cas, je n'ai reçu aucun courrier de ce style à mon cabinet", conclut le conseil. 

C'est pour faire la lumière le plus rapidement possible sur ce courrier que les documents ont été saisis par la PJ. Une expertise graphologique a été demandée. Par ailleurs, des recherches d'empreintes digitales ou de traces ADN seront effectuées afin de les comparer avec celles de Xavier Dupont de Ligonnès, disparu depuis plus de quatre ans.  

Affaire Dupont de Ligonnès : quels scénarios pour expliquer sa disparition ?

La procureure de Draguignan a annoncé, lundi 4 mai, que les ossements découverts dans le Var n'étaient pas ceux de l'homme soupçonné d'avoir tué sa femme et ses enfants en 2011. Le mystère sur sa disparition reste entier.

Dernière photo de Xavier Dupont de Ligonnès prise par une caméra de surveillance à un distributeur automatique à Roquebrune-sur-Argens (Var), le 14 avril 2011. 

Dernière photo de Xavier Dupont de Ligonnès prise par une caméra de surveillance à un distributeur automatique à Roquebrune-sur-Argens (Var), le 14 avril 2011.  (THOMAS COEX / AFP)

Une piste de plus qui se termine en impasse. Lundi 4 mai 2015, la procureure de Draguignan a confirmé que les ossements découverts dans le Var ne sont pas ceux de Xavier Dupont de Ligonnès.

 

Dans ce cas, où est donc passé celui qui est soupçonné d'avoir tué sa femme et ses quatre enfants en 2011, puis de les avoir enterrés sous la terrasse de leur maison familiale de Nantes ? Quatre ans après les faits, francetv info revient sur les théories qui pourraient expliquer cette mystérieuse disparition. L'enquête est toujours en cours et les enquêteurs ne privilégient aucune piste. 

 

Il s'est suicidé.

 

"C'est l'explication la plus probable" pour le créateur du groupe Facebook "Xavier Dupont de Ligonnès : enquête et débat". Chris La Vérité (un pseudonyme) a été de ceux qui ont ainsi retrouvé en 2011 des photos de Xavier Dupont de Ligonnès ou encore ses questionnements théologiques distillés sur le forum Cité catholique, comme le rapportaient en 2012 Les Inrocks. Chris a aujourd'hui cessé ses investigations, mais reste attentif aux dernières évolutions de l'enquête.

Contacté par francetv info, il est persuadé que Xavier Dupont de Ligonnès n'aurait pas été capable de se cacher dans les bois pendant une période aussi longue."C'est un mondain, il n'était pas préparé à cela. Il a voulu en finir rapidement." Dans ce cas, pourquoi les forces de l'ordre mettent-elles autant de temps pour retrouver son corps ? "Il a fallu quatre visites des enquêteurs dans la maison de Nantes pour enfin trouver ceux de sa femme et de ses enfants. S'il s'est suicidé, il a tout fait pour bien cacher son propre corps." Mais il reconnaît que dans cette affaire hors normes, "tout est encore possible".

Il vit avec sa famille aux Etats-Unis

C'est la thèse défendue par Christine Dupont de Ligonnès, la sœur de Xavier. Pour elle, les corps retrouvés sous la terrasse du 55, boulevard Schuman, à Nantes, ne sont pas ceux de sa belle-sœur et de ses neveux. Sur le blog qu'elle a tenu jusqu'en mai 2013, elle explique que ceux-ci sont vivants et qu'ils auraient été exfiltrés aux Etats-Unis sous la protection de la justice américaine.

Pour étayer ces dires, elle se base sur une lettre datée du 8 avril 2011, écrite par le père de famille pour ses proches, et diffusée par Le Figaro.  "Méga surprise : nous sommes partis aux USA", annonce-t-il avant de raconter comment, sept ans, plus tôt, il a été amené, par ses activités professionnelles, à enquêter sur le trafic de drogue dans les discothèques françaises pour le compte de la Drug Enforcement Administration (DEA). Au point de devenir un "témoin essentiel" dans un futur procès "dans les années à venir"

Cette théorie a été mise à mal par l'administration américaine dès le début de l'affaire, rappelle Le Point, mais aussi par le procureur de Nantes : "Les recherches ADN ont été faites sur les corps, on a bien établi que c'était les corps de la famille. Bon, à partir du moment où elle [Christine Dupont de Ligonnès] dit que ce n'était pas les corps de la famille, on voit tout de suite à qui on a affaire et le peu de crédibilité de ses assertions", rapportait France 3 en mars 2013.

Il s'est inspiré d'un tueur américain et a changé d'identité

C'est une des théories également échafaudées par ces enquêteurs en herbe du groupe Facebook "Xavier Dupont de Ligonnès : enquête et débat". Le père de famille aurait pris modèle sur John List, un Américain qui a exécuté toute sa famille dans le New Jersey en 1971, selon un scénario troublant de similitudes avec celui de la tuerie de Nantes. Endetté, l'homme a lui aussi tué sa femme, leurs enfants ainsi que sa mère, avant de dissimuler leurs corps, de prévenir les établissements scolaires et de résilier les abonnements de la famille. Sa voiture avait été retrouvée sur le parking d’un aéroport new-yorkais, sans autre piste pour les enquêteurs.

Il a fallu attendre dix-huit ans pour que le meurtrier soit finalement retrouvé grâce à un appel à témoignages lancé lors d'une émission télévisée. John List s'était remarié et vivait dans le Colorado. Il est mort en prison en 2008, à l’âge de 82 ans.

Il serait en Italie... selon un radiesthésiste

Depuis 2011, plus de 800 signalements ont été transmis aux enquêteurs. En mars 2012, Xavier Dupont de Ligonnès aurait été vu à Turin (Italie). En septembre, il aurait été aperçu en Corse ou encore, en février 2013, à Dieppe. Son signalement le plus récent remonte à février 2015, à Soulac-sur-Mer, en Gironde, rapporteFrance Info

A chaque fois, les témoignages sont peu crédibles, voire farfelus. Francetv info a sélectionné celui d'un radiesthésiste originaire du village de Roquebillière (Alpes-Maritimes), près de Nice. Il certifiait en 2013 que Xavier Dupont de Ligonnès était "vivant" et se cachait "dans la région de Cuneo" (Cuni en français), de l'autre côté de la frontière, en Italie, voire qu’il était "sous la protection d’une secte ou d’un ordre religieux". Il a contacté Nice-Matin qui l'a suivi, lui et son pendule. Une piste qui n'a pas été explorée par les enquêteurs, précise le quotidien régional.

 

 

                        
                        
                        
                        

 

 

«Je suis encore vivant» : une journaliste reçoit une photo signée Dupont de Ligonnès.

 

Résultat de recherche d'images pour   Cette journaliste nantaise a reçu un cliché montrant deux des enfants du tueur présumé, qui s'est volatilisé il y a quatre ans, signé de son nom. Les enquêteurs ont lancé une expertise graphologique.

Le père de famille a disparu en mai 2011 après que les cadavres de ses quatre enfants et de sa femme ont été retrouvés dans le jardin de la demeure familiale.

 

«Je suis encore vivant»: voici le mystérieux message qu'une journaliste nantaise a reçu, écrit au dos d'une photo privée de deux des fils de Xavier Dupont de Ligonnès. Le père de famille, en cavale depuis quatre ans, est accusé du meurtre de sa femme et de ses quatre enfants. Il fait l'objet d'un mandat d'arrêt international.

Sur le cliché, dont l'expéditeur est inconnu, on peut voir deux des garçons de Dupont de Ligonnès: Arthur, l'aîné, et Benoit, le benjamin, assis devant une table de cuisine. D'après France 3, qui a eu accès à une partie de l'enquête, cette photo privée n'avait jamais été diffusée par la presse. Le cliché, non-daté, semble tout droit sorti d'un album de famille. Au-dos, à l'encre bleue, deux phrases manuscrites retiennent l'attention des enquêteurs. D'abord ces mots, tracés en lettre majuscules: «JE SUIS ENCORE VIVANT». Puis, en dessous, en minuscules: «de là jusquà cette heure» [sic]. Signé: «Xavier Dupont de Ligonnès».

Une expertise graphologique lancée.

Tentative de brouiller l'enquête? Plaisanterie? Véritable signe de vie? La journaliste destinataire du document a immédiatement prévenu la police judiciaire de Nantes en charge de l'enquête. Une expertise graphologique a été demandée pour déterminer s'il s'agit de l'écriture de Dupont de Ligonnès, ainsi que des recherches d'empreintes digitales.

Quatre ans après la découverte des cadavres des quatre enfants et de l'épouse de Xavier Dupont de Ligonnès dans le jardin de leur maison de Nantes, l'enquête est au point mort et le mystère reste entier. Le père de famille a disparu brutalement. Depuis, l'homme a été signalé des centaines de fois par des passants, en France ou dans différents pays du monde, sans qu'on puisse prouver qu'il s'agisse bien de lui. À ce jour, impossible de dire s'il est encore en vie.

 

 Résultat de recherche d'images pour Les os retrouvés dans le Var ne sont pas ceux de Xavier Dupont de Ligonnès.

Les restes d'un corps avaient été découverts la semaine dernière, près du dernier lieu connu fréquenté par cet homme soupçonné du meurtre de sa femme et leurs quatre enfants, relançant les spéculations sur sa mort.

Le mystère Xavier Dupont de Ligonnès reste entier. Certains avaient cru pouvoir le percer, mardi dernier, après la découverte d'ossements dans une forêt du Var, non loin du lieu où il avait été aperçu la dernière fois, en 2011. Les expertises ADN ont depuis parlé: il ne s'agit pas du corps du père de famille, disparu après la découverte des corps de sa femme et de ses quatre enfants.


«Les expertises effectuées à partir des prélèvements recueillis aussi bien sur les ossements humains que sur divers objets personnels découverts sur place ont permis de mettre en évidence un profil génétique unique, explique Danielle Drouy-Ayral, procureur de la République de Draguignan. Ce profil génétique ne correspond pas à celui de Xavier Dupont de Ligonnès et ce n'est donc pas son corps qui a été découvert le 28 avril 2015 à Fréjus.» L'identité du défunt reste à ce jour inconnue.

 

Des centaines de signalements.

 

Plusieurs indices laissaient penser que la piste ne mènerait nulle part. Ainsi, parmi les os retrouvés, une broche était posée sur l'avant-bras, traduisant l'existence d'une ancienne fracture du bras, ce qui n'est normalement pas le cas du Nantais. Un magazine retrouvé près des restes datait de 2010. Or, il avait été vu pour la dernière fois au printemps 2011, quittant à pied un hôtel Formule 1 sur la commune varoise de Roquebrune-sur-Argens, avec un étui pouvant contenir une carabine sur le dos.


Malgré un mandat d'arrêt international lancé contre lui, il n'a jamais été retrouvé. Plusieurs centaines de signalements de l'homme ont été enregistrés partout en Europe, faisant l'objet de vérifications systématiques. Au printemps 2013, des enquêteurs des polices judiciaires de Nantes et de Toulon, des gendarmes du Var et des pompiers avaient procédé à des fouilles dans le Var, notamment dans le massif des Maures, qui n'avaient rien donné. Un cadavre en état de décomposition avancée avait été découvert fin juin 2013 à Cogolin (Var), à une vingtaine de kilomètres de l'endroit où le suspect avait été aperçu, mais la piste Xavier Dupont de Ligonnès avait été écartée.