A 12 ans, elle piège son beau-père pédophile avec son téléphone

M6info sur Yahoo Actualités M6info  En Belgique, une fillette de 12 ans a pu mettre fin aux abus sexuels dont elle était victime en enregistrant, grâce à son téléphone, le son des viols commis par son beau-père.

A 12 ans, elle piège son beau-père pédophile avec son téléphone

M6info/AFP/Illustration - A 12 ans, elle piège son beau-père pédophile avec son téléphone

 

Grâce à son intelligence et son sang-froid, une petite fille belge de 12 ans a réussi à piéger son beau-père qui lui infligeait des sévices sexuels depuis plusieurs semaines. Armée de son smartphone, la fillette a pu enregistrer les attouchements dont elle était victime afin de convaincre sa mère qui jusqu’ici refusait de la croire.

Aveuglée par l’amour

C’est en 2010 que la mère de la fillette rencontre Edwin M, 49 ans, au détour d’une soirée karaoké. Entre eux, c’est le coup de foudre. La femme quitte alors son mari de l’époque pour venir s’installer, avec ses deux enfants, chez son nouveau compagnon. Mais ce dernier, à l’insu de tous, va alors commencer à abuser de la petite.

Précautionneux, le pervers prend toujours le soin d’éloigner le frère de la victime afin de pouvoir réaliser ses sombres pulsions en se retrouvant seul avec l’enfant. Les actes ont alors coutume de se dérouler à la sortie de l’école. Très vite pourtant, la fillette se confie à sa mère qui refuse de la croire. Aveuglée par l’amour, celle-ci imagine que sa fille fabule : jamais un homme comme le sien ne saurait commettre de telles atrocités. Et pourtant…

Déjà accusé mais blanchi

Les accusations de la fillette ont pour résultat de mettre Edwin M. dans une rage folle. Manipulée et intimidée, la mère se range du côté de son compagnon. Pour se dédouaner toujours un peu plus et renforcer son mensonge, l’homme affirme avoir déjà été soupçonné d’attouchements sur mineure avant d’être totalement blanchi par la justice. Signe, selon lui, de sa bonne foi et de l’hérésie des accusations que lui porte sa belle-fille. « Et il se passera exactement la même chose cette fois », affirme-t-il alors.

Sauvée grâce à son smartphone

Esseulée et apeurée, la fillette ne se démonte pas, malgré tout. Perspicace, elle garde en mémoire que, dans l’affaire évoquée par son beau-père, celui-ci n’avait pas pu être jugé coupable car aucune preuves tangibles n’existaient contre lui. Rassemblant son courage, elle se décide à enclencher le dictaphone de son téléphone dès son retour de l’école, au cas où les ignobles scènes venaient à se répéter.

Ce qui, hélas, arriva. Seulement cette fois, les conversations et les bruits d’abus sexuels enregistrés vont permettre à la fillette d’échapper aux griffes de son bourreau et à la justice de le condamner à quatre ans de prison ferme. S’avouant pétrie de remord, la mère pourra néanmoins compter sur le pardon de sa fille, décidemment exemplaire.