Ilona, 17 ans, n'ose plus aller à l'école à Montignies-sur-Sambre: elle est harcelée et menacée de viol, la direction ne fait rien...

Depuis quatre semaines, Ilona, une jeune élève de 17 ans, est la proie de menaces de plusieurs camarades d’école : insultes et coups portés sur elle. Témoignages à l’appui, deux plaintes ont déjà été déposées à la police locale de Charleroi, et la direction de l’école a été alertée. En vain. Depuis vendredi dernier, la jeune fille n’ose plus aller à l’école.

 

Ilona est insultée et menacée de viol: elle n’ose plus aller à l’école...

Ilona est insultée et menacée de viol : elle n’ose plus aller à l’école...

 

Ilona a 17 ans est inscrite depuis l’âge de ses 13 ans dans la même école, section couture, à Montignies-sur-Sambre. Une scolarité passée ici sans trop de problème. Jusqu’à ce 6 février dernier.

«  Ilona a pris le bus pour se rendre à l’école  », confie Benoît Thielemans, le papa de la jeune fille. «  Là, elle se fait bousculer et prendre à partie par quatre filles, également de son école : dès que j’apprends ça, je prends congé de mon travail, pour aller voir le directeur de l’école. Celui-ci me dit que des mesures vont être prises à l’encontre des quatre élèves.  »

Le week-end se passe et le lundi, Ilona reprend le chemin de l’école. La journée se passe bien, mais pas le retour. «  Ilona est à nouveau prise à partie, dans le métro, à la station Parc, par six filles, dont les quatre premières qui l’avaient déjà prise à partie. »

« Je te baise, toi et Ilona ! »

Dès le lendemain, le père d’Ilona revient vers le directeur de l’école. «  On va réentendre les filles », telle aurait été la réponse du directeur au père d’Ilona. Le reste de la semaine se passe plutôt bien pour la jeune fille. Jusqu’au samedi : là, des messages Facebook sont diffusés, insultants et menaçants. «  Je te baise toi et Ilona… Dis-lui bien que lundi de la rentrée, je la chope.  » (on vous épargne les fautes d’orthographe surprises dans cette conversation FB d’une amie d’Ilona).

Après les vacances de carnaval, la pauvre Ilona regagne l’école. «  Là, elle découvre des insultes écrites sur son banc de classe », confie sa maman. Et le 27 février, ce sont de nouvelles insultes écrites. Puis, une nouvelle agression, sur le chemin de retour : «  Les quatre mêmes filles, qui appellent trois garçons, dont le frère de l’une d’elles.  » Deuxième plainte auprès de la police, avec une Ilona en proie à la panique.

Du côté de l’école, la réaction est claire : «  Tous ces faits ont été commis en dehors de l’école, deux plaintes ont été déposées auprès de la police : une mesure d’exclusion a été entamée à l’encontre d’une des autres élèves.  » Ilona, elle, ignore tout de l’origine de ces menaces faites à son encontre. Tout ce qu’elle souhaite, c’est de retrouver un climat sain et achever ses études. Elle est en avant-dernière année.