Des chiens pisteurs pour les disparus

Sécurité - Rodez (12) - Protection civile et police

 

Les deux bergers malinois, «Happy» et «Dakar», avec leurs maîtres, Romuald et Medhi ; Noël Torrès, directeur départemental de la sécurité publique, et Jean-Pierre Labardin, président de la Protection civile./Photo DDM, MCB.

Les deux bergers malinois, «Happy» et «Dakar», avec leurs maîtres, Romuald et Medhi ; Noël Torrès, directeur départemental de la sécurité publique, et Jean-Pierre Labardin, président de la Protection civile./Photo DDM, MCB.

 

La Protection civile de l'Aveyron forme depuis deux ans des chiens à la recherche des personnes disparues. Quatre bergers malinois (l'une des races les plus adaptées à cette mission avec le saint-hubert et le labrador) ont travaillé, et continuent à le faire au minimum une fois par semaine, à de nombreux exercices sur la base du jeu. «Le chien ne recherche pas une personne mais sa récompense à travers toutes celles qu'on lui donnera à renifler», explique Jean-Pierre Labardin. Le président de la Protection civile est l'un des quatre maîtres-chiens. Il constitue avec «Hadès» le premier binôme puis viennent Romuald et «Happy», Emmanuel et «Heasy», enfin Medhi et «Dakar». «On a voulu monter une équipe cynophile dans la spécialité de personnes égarées. C'est l'aboutissement de toute notre formation dans le cadre du soutien aux populations», explique Jean-Pierre Labardin. «L'objectif est de mettre des moyens supplémentaires à disposition des autorités de police. Cela augmentera les chances de retrouver les personnes disparues», précise le même. La Protection civile vient donc de signer une convention avec la DDSP (direction départementale de la sécurité publique) afin de mettre les chiens et leurs maîtres à leur disposition grâce à l'accord du procureur de la République. «Je salue l'initiative de la Protection civile sur la zone police car cela répond à un besoin de ce type de complément pour les personnes dites disparues ou pour l'ouverture d'une enquête pour des disparitions inquiétantes», explique Noël Torrès, le directeur de la sécurité publique. «On ne fera pas appel à eux de façon systématique mais il faut savoir que les recherches doivent s'engager très rapidement car les premières heures sont cruciales», indique Noël Torrès. Le temps de réactivité de la Protection civile, qui ne compte que des bénévoles, est de 20 minutes. La circonscription de Rodez compte environ 45 000 personnes et il y a entre 20 et 30 disparitions inquiétantes chaque année, ce qui représente 6 à 7 demandes d'intervention.