Procès Jarrier à Nice: des petites victimes "traumatisées" par le pédophile

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Devant la cour d'assises des Alpes-Maritimes, la psychologue Patricia Lamouret n'a pu se rendre mardi matin à la suite d'un ennui médical.

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Ses expertises, concernant cinq victimes présumées de Jarrier, sont donc lues par le président Thierry Fusina. Elle y décrit des enfants "sans tendance à l'affabulation" et donc crédibles dans leurs accusations, de petits garçons, souffrant de traumatismes plus ou moins accentués.

Nicolas, le plus atteint, a effectué plusieurs tentatives de suicide, s'est automutilé, se scarifiant les bras. Il conserve "des troubles psychosexuels et du sommeil, un sentiment de souillure, un ressassement de sa propre culpabilité, assez fréquent chez les victimes".

Lundi après-midi, un second psychologue était arrivé à des conclusions très similaires. Chez quatre autres victimes présumées, Danny Borgogno avait également écarté "toute tendance à l'affabulation et à la mythomanie". Il avait noté que "toutes garderaient, avec des conséquences plus ou moins graves, une trace de ce qui s'était passé dans leur organisation psychique".

Selon lui, Jarrier n'est pas "un impulsif mais un pervers organisé, planifiant ses actes". L'ambulancier, qui mesure 1,79 m, a pesé jusqu'à 108 kilos. En Alsace, il fut ainsi surnommé "Balou", l'ours gros et protecteur du Livre de la jungle.