Enlèvement d'enfants: campagne lancée dans les écoles valaisannes

Le but de la campagne est notamment de rassurer les parents, très vite angoissés lorsqu'un enfant n'est pas rentré à l'heure, par exemple.

Une campagne de prévention sur l'enlèvement d'enfants a été lancée cette semaine dans les écoles du Valais romand par la Fondation Sarah Oberson.

L'enlèvement d'enfants est au coeur d'une campagne d'information menée dans les écoles du Valais romand. Elle a été lancée cette semaine par la Fondation Sarah Oberson. Son but est notamment de rassurer les parents.

"Vous n'imaginez pas le nombre de fois où nous entendons des mamans dire qu'elles ont vu une camionnette blanche, qu'un enfant aurait été enlevé la semaine dernière devant l'école ou encore qu'elles n'osent plus laisser leur enfant rentrer seul", explique dans un communiqué Clara Balestra, coordinatrice scientifique et administrative de la Fondation Oberson.

Face à tant d'inquiétude, la fondation a voulu rassurer les parents, mais aussi prévenir l'enlèvement d'enfants et permettre au besoin un déclenchement rapide de l'alerte enlèvement. Elle a donc envoyé mardi quelque 45'000 flyers à plus de 200 institutions, telles que crèches, écoles enfantines et primaires, cycles d'orientation et structures spécialisées du Valais romand.

Le document a été réalisé en collaboration avec le département valaisan de la formation et de la sécurité, le service cantonal de la santé publique et le ministère public valaisan. Il dispense des conseils aux parents, comme effectuer les premières vérifications auprès de l'école, la famille, les amis ou les voisins, et aux enfants, comme éviter de se déplacer seul, emprunter toujours le même chemin ou hurler et se débattre en cas d'agression.

Statistiques rassurantes

Les statistiques sont là pour rassurer les parents, relève la Fondation Oberson dans son communiqué: la police valaisanne enregistre en effet chaque année en moyenne entre trois et quatre disparitions d'enfants, tous généralement retrouvés chez des amis ou des proches.

Elle enregistre également chaque année entre deux et trois signalements d'enlèvement et/ou de séquestration. A ce jour, sept enfants de 18 ans et moins sont enregistrés comme "personnes disparues" dans le répertoire de police. Pour six d'entre eux, la police privilégie l'hypothèse d'une fugue, d'un accident ou d'un suicide, souligne la fondation.

La disparition de la petite Sarah Oberson, le 28 septembre 1985 à Saxon, est la seule pour laquelle la piste d'un enlèvement par un tiers est envisagée. La police vaudoise indique que 88% des disparitions d'enfants sont le fait de l'un de leurs parents, précise encore le communiqué.

Source: ATS